« Nous avons remarqué que le taux de cette petite protéine augmentait avec la prise de poids ou le diabète, comme l’insuline », explique Philippe Valet. D’ordinaire, c’est l’insuline qui ordonne l’absorption du glucose par les cellules. Mais chez les diabétiques de type 2, les récepteurs situés à la surface de ces cellules ne reçoivent pas, ou peu, cet ordre. Résultat : un dysfonctionnement des organes par manque de sucre et un dépôt excessif de glucose le long des vaisseaux sanguins.Grâce à des tests effectués sur des souris, les chercheurs ont remarqué que l’apeline jouait le même rôle que l’insuline, mais adressait ses ordres à des récepteurs différents. Or ces récepteurs fonctionnent parfaitement chez les souris diabétiques. Il reste maintenant une ultime étape : l’application sur l’homme. « Les premières démarches sont lancées, mais nous n’attendons pas de résultats avant 2010. Nous essayons aussi de fabriquer une molécule de synthèse comparable à l’apeline, pouvant s’administrer par voie orale. » Cette découverte majeure redonne de l’espoir aux 2,5 millions de Français et aux 246 millions de personnes souffrant du diabète dans le monde.





