Coralie Balmy et Paul Brouel, deux générations de champions réunies à l'occasion du centenaire du Toec. (Photo Céline Lebreton)
"Une grande famille"
L’attachement de Paul Brouel pour son club reflète à merveille les liens qui unissent les Dauphins. Hélène Ricardo, présente aux Jeux d’Atlanta en 1996, confie avec émotion : « C’est une grande famille que je ne quitterai jamais. » « L’ambiance était géniale », se souvient Jo Bernardo. « On était là pour les cinquante ans, on n’a pas vu les cinquante derniers passer ! » s’exclame Ginette Jany-Sandral. Mais la plus belle preuve de fidélité selon Jean-Louis Tourenq, président du club depuis dix-sept ans, « c’est qu’on retrouve aujourd’hui au club les enfants et petits-enfants des anciens champions. Il y a un tatouage invisible que rien ne pourra effacer ». Cet attachement au club, associé à « des nageurs exceptionnels et des structures magnifiques », contribue à donner aux Dauphins du Toec l’image d’un club à la fois simple et performant.
Une histoire prestigieuse
Depuis 1908 et la fusion entre le Toulouse Olympique et le Toulouse Employé Club, le Toec n’a eu de cesse de se perfectionner. Jusqu’aux années 1920, la natation se pratique dans la Garonne ou le canal de Brienne. C’est seulement en 1938 que la section natation devient indépendante et prend le nom de Dauphins du Toec. La piscine Nakache et le bassin Castex sont créés à la même période. La plus belle page du club s’écrit en 1952 lorsque Jean Boiteux devient le premier Français champion olympique. Les médias retiendront surtout la réaction de son père qui, coiffé d’un béret, sauta dans la piscine pour embrasser son fils. D’autres champions s’illustrent à l’époque, tels Alfred Nakache et Alex Jany. Ce dernier décroche la médaille de bronze aux jeux Olympiques de Londres, en 1948. Il détiendra sept records du monde. Après un relatif passage à vide, le club connaît de nouvelles heures de gloire à partir des années 1980 : Bruno Gutzeit devient vice-champion d’Europe en 1989 et 1991, Xavier Marchand vice-champion du monde en 1998. Solenne Figuès reste actuellement l’unique championne du monde toulousaine.
Aujourd’hui, le club continue sur sa lancée avec, en ligne de mire, les championnats du monde à Rome cet été. Les jeunes nageuses du Toec auront une belle carte à jouer, à l’image de Coralie Balmy, 21 ans. La Martiniquaise, arrivée au club à 15 ans, s’est rapprochée à 15 centièmes du record du monde de Laure Manaudou, sur 400 m nage libre en petit bassin. « J’ai été agréablement surprise, je ne m’y attendais pas. Mais je ne me mets pas la pression, mon but est juste de repousser mes objectifs le plus loin possible. » Une belle ambassadrice, pour un club centenaire dans une forme olympique.





