La Casa de Epana est devenue un lieu incontournable pour ceux qui ont la nostalgie du pays. (Photo Yann Desnoue)
L’association très militante Solidaridad democratica pourrait lui donner raison. La majorité des membres a moins de 50 ans. Malgré son président, Juan José Castro, 71 ans, qui fait figure de doyen. Les adhérents le surnomment d’ailleurs « Pepe ». « La Casa de espana ne s’est pas assez ouverte sur la société, explique t-il. Elle pourrait attirer la jeunesse en menant des luttes sociales en faveur des travailleurs français et espagnols. » David AmadoVidal, 34 ans, benjamin de l’association, se sent investi d’une mission. « La Casa permet d’échanger avec nos aînés qui ont vécu la dictature. Nous avons le devoir d’assumer cet héritage douloureux. » Javier Rieso Marques, 46 ans, est également membre de Solidaridad democratica. Pendant son enfance à Toulouse, il ne s’est jamais intéressé à ses origines. « À 16 ans, j’ai reçu une carte de séjour. Pour la première fois de ma vie, je me suis senti espagnol. » Quelques années plus tard, Javier demandera la double nationalité. Il estime que « si nous ne perpétuons pas la mémoire espagnole, nous ne perpétuons pas la mémoire de Toulouse ». « Est-ce l’Espagne en toi qui pousse un peu ta corne ? » chantait Claude Nougaro, dans une ode dédiée à la Ville rose.





