Dana Shafman est une « desperate housewife » d’Arizona comme tant d’autres. Enfin pas tout à fait. Depuis le début de l’année 2008 cette mère célibataire s’est lancée dans la commercialisation de produits de self-défense au féminin. Sa société Shielder inc vend sur Internet le tout dernier produit de chez Taser : le C2.Aux Etats-Unis l’autodéfense électrique se démocratise à une vitesse étonnante. Notamment par le biais des « taser-party » qui s’organisent un peu partout en Amérique sur le mode opératoire des réunions Tupperware. Ceci dans le but de toucher directement le public nouvellement visé par la société : les femmes en situation d’agression physique. La société Taser se place sur le marché de la bombe lacrymogène généralement nichée au fond du sac de la gent féminine.
Dans l’hexagone, le C2 fait fureur « nos stocks sont écoulés, nous attendons un nouvel arrivage pour les fêtes », répond Taser France. Les femmes sont conquises par la simplicité et l’efficacité de ce pistolet électrique.
Le modèle est en vente sur Internet, sur les sites de Taser. Reste le problème du port d’arme pour les particuliers. « Le C2 est une arme déclassée. N’importe qui en France, ou ailleurs, peut s’en servir», moyennant la coquette somme de 499 euros. À l’origine réservé aux corps de polices, en tant qu’arme non-létale, le Taser fait une entrée pour le moins électrique dans la catégorie des produits de grande consommation.





