
Les salariés de l'entreprise Molex luttent pour sauvegarder leurs emplois depuis l'annonce, le 23 octobre dernier, de la fermeture de leur site de production à Villemur-sur-Tarn. Maintenant, ils doivent en plus se battre pour défendre le cabinet d'expertise Syndex, mandaté par leur comité d'entreprise.
Ce cabinet a demandé à l'entreprise Molex des informations pour réaliser une analyse comptable. L'obejctif ? Que le comité d'entreprise émette un avis sur le plan social présenté par la direction. Réticente à donner de trop amples informations qui concernent l'ensemble du groupe et afin d'accélérer la procédure, la société a assigné le cabinet devant le juge des référés. Verdict le 15 janvier. Possédant son siège social aux Etats-Unis, la société avance les lois fédérales américaines qui protègent de telles informations, privilégiées et stratégiques, et réservées avant tout aux actionnaires. Ou quand le droit social français se heurte au droit boursier américain.
Contre cet état de fait, mercredi 14 janvier, 150 salariés environ sont venus remettre une pétition, signée par 90% d'entre eux, à la Préfecture de la Haute-Garonne. Nicole, 37 ans d'ancienneté, ne se méprend pas : « En soutenant le cabinet, c'est nous même que l'on défend ». Délégué syndical CGT, Guy Pavan affine l'analyse : « Molex essaye de faire trancher par la justice les questions qui seraient bonnes à poser ou pas. Mais les salariés sont les seuls aptes à juger quelles sont les bonnes questions. »
Ce nouvel épisode, qui intervient après une plainte déposée au pénal contre Molex pour délit d'entrave aux institutions représentatives du personnel, révèle que le combat des salariés se prolonge sur le terrain judiciaire. Une bataille qui a un véritable enjeu : une fois remis le rapport du cabinet d'expert, le comité d'entreprise devra se prononcer sur le plan social, et plus rien n'arrêterait alors la poursuite de la procédure de licenciement collectif.
Mais cet affrontement judiciaire ne diminuera ni l'intensité du conflit social, ni le rapport de force politique.
Le piquet de grève maintenu pendant toute la durée des fêtes devant l'usine a « renforcé la cohésion et remotivé les salariés », précise Thierry Bonhoure, délégué syndical Force Ouvrière. « Avec les soutiens que l'on a reçu en cette fin d'année 2008, ajoute-il, on se rend bien compte aussi que c'est tout un territoire qui est derrière nous ».
72 ans d'ancienneté à eux deux, un couple de salarié de 54 ans et de 57 ans confient que leur fils de 22 ans est au chômage et que leur fille alterne deux mi-temps, comme comptable et comme serveuse. Alors, même s'ils ne se font pas d'illusion sur l'issue du conflit, "c'est pour leurs enfants qu'ils luttent". Des salariés déterminés qui défileront en tête de la grande manifestation intersyndicale pour l'emploi prévue le 29 janvier.
Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy a annoncé mardi 13 janvier la tenue de réunions pour mieux informer et consulter les organisations syndicales sur les restructurations et plans de licenciement engagés dans le secteur industriel. « La première réunion interviendra avant la fin du mois de janvier et sera consacré au secteur automobile ». Volonté d'agir contre des entreprises qui profitent de la crise pour se réorganiser ou opération de communication ? En tout cas, les salariés de Molex, eux, ne relâcheront pas la pression.
Ce cabinet a demandé à l'entreprise Molex des informations pour réaliser une analyse comptable. L'obejctif ? Que le comité d'entreprise émette un avis sur le plan social présenté par la direction. Réticente à donner de trop amples informations qui concernent l'ensemble du groupe et afin d'accélérer la procédure, la société a assigné le cabinet devant le juge des référés. Verdict le 15 janvier. Possédant son siège social aux Etats-Unis, la société avance les lois fédérales américaines qui protègent de telles informations, privilégiées et stratégiques, et réservées avant tout aux actionnaires. Ou quand le droit social français se heurte au droit boursier américain.
Contre cet état de fait, mercredi 14 janvier, 150 salariés environ sont venus remettre une pétition, signée par 90% d'entre eux, à la Préfecture de la Haute-Garonne. Nicole, 37 ans d'ancienneté, ne se méprend pas : « En soutenant le cabinet, c'est nous même que l'on défend ». Délégué syndical CGT, Guy Pavan affine l'analyse : « Molex essaye de faire trancher par la justice les questions qui seraient bonnes à poser ou pas. Mais les salariés sont les seuls aptes à juger quelles sont les bonnes questions. »
Ce nouvel épisode, qui intervient après une plainte déposée au pénal contre Molex pour délit d'entrave aux institutions représentatives du personnel, révèle que le combat des salariés se prolonge sur le terrain judiciaire. Une bataille qui a un véritable enjeu : une fois remis le rapport du cabinet d'expert, le comité d'entreprise devra se prononcer sur le plan social, et plus rien n'arrêterait alors la poursuite de la procédure de licenciement collectif.
Mais cet affrontement judiciaire ne diminuera ni l'intensité du conflit social, ni le rapport de force politique.
Le piquet de grève maintenu pendant toute la durée des fêtes devant l'usine a « renforcé la cohésion et remotivé les salariés », précise Thierry Bonhoure, délégué syndical Force Ouvrière. « Avec les soutiens que l'on a reçu en cette fin d'année 2008, ajoute-il, on se rend bien compte aussi que c'est tout un territoire qui est derrière nous ». 72 ans d'ancienneté à eux deux, un couple de salarié de 54 ans et de 57 ans confient que leur fils de 22 ans est au chômage et que leur fille alterne deux mi-temps, comme comptable et comme serveuse. Alors, même s'ils ne se font pas d'illusion sur l'issue du conflit, "c'est pour leurs enfants qu'ils luttent". Des salariés déterminés qui défileront en tête de la grande manifestation intersyndicale pour l'emploi prévue le 29 janvier.
Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy a annoncé mardi 13 janvier la tenue de réunions pour mieux informer et consulter les organisations syndicales sur les restructurations et plans de licenciement engagés dans le secteur industriel. « La première réunion interviendra avant la fin du mois de janvier et sera consacré au secteur automobile ». Volonté d'agir contre des entreprises qui profitent de la crise pour se réorganiser ou opération de communication ? En tout cas, les salariés de Molex, eux, ne relâcheront pas la pression.





