Home Politique José Bové: «L’Europe, une autre façon de combattre !»

José Bové: «L’Europe, une autre façon de combattre !»

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A cinq mois des élections européennes, le comité sud-ouest d'Europe Ecologie s’est réuni pour la première fois mercredi 28 janvier. José Bové, tête de liste, était présent et a répondu à nos questions.


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Réunion publique de fondation du comité local sud-ouest Europe Ecologie à Toulouse le 28 janvier 2008 (Photo Yann Foreix)

Vous avez reçu le soutien de Nicolas Hulot, très contesté chez les écologistes pour sa vision apolitique de l’écologie. Ne craignez-vous pas de perdre le soutien d’une partie de vos électeurs ?


On a tous nos contradictions. Je n’ai pas soutenu Nicolas Hulot dans son combat pour le Grenelle de l’Environnement, mais cela ne nous empêche pas de nous entendre sur d’autres points. Je respecte son engagement. Il ne faut pas mettre d’un côté les vendus et de l’autre les puristes. J’en ai un peu assez de ceux qui prêchent la bonne parole, de ces ayatollahs de l’écologie. Il ne faut pas confondre compromis et compromissions. J’ai l’habitude d’être critiqué et cela ne va pas changer.

Comment comptez-vous mobiliser l’électorat alors que les européennes passionnent peu en général ?

Le vote sur le traité constitutionnel en 2005 a permis d’assister à de formidables débats. C’est bien la preuve que l’Europe intéresse. La législation communautaire inspire 80% des lois nationales. Aujourd’hui on ne doit pas négliger l’Europe ; c’est là où se construit l’avenir.
L’écologie rassemble des militants dans tous les pays. Nous sommes la seule formation à nous regrouper partout sous la même bannière.
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José Bové explique l'importance de l'Europe sous les yeux de Guilhem Latrubesse du Parti Occitan. Le parti autonomiste a appelé ses militants à rejoindre Europe Ecologie.(Photo : Yann Foreix)

Votre ambition européenne signifie-t-elle la fin de votre engagement politique au niveau national ?

Je serai toujours sur le terrain. Être député européen ne m’empêche pas de rester vigilant par rapport à ce qui se passe en France.
C’est une autre façon de combattre mais la bataille reste la même. D’ailleurs, dans toutes mes luttes j’ai eu un engagement international. Si je suis élu, je serais même peut-être autorisé à rentrer dans certains pays qui refusent ma présence. La dernière fois, c’était au Cameroun : j’ai l’impression que pour moi, le monde est de plus en plus petit !

Propos recueillis par Yann Foreix et Victor Matet

 

 

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