Home Société 70 000 personnes défilent dans les rues de Toulouse

70 000 personnes défilent dans les rues de Toulouse

Envoyer Imprimer PDF

749 lectures
Fonctionnaires, salariés du privé, étudiants, chômeurs, retraités. 70 000 personnes ont défilé cet après-midi à l'appel des syndicats sur les boulevards intérieurs de la ville. Une mobilisation d'une rare ampleur.

   
manif
Un long cortège a battu le pavé, à Toulouse, cet après-midi. (Photo Adrien Bodard)
14h15, cet après-midi, à la station Compans-Caffarelli. Difficile de se frayer un chemin pour sortir du métro. Plus de 70 000 personnes forment un serpent de plusieurs kilomètres, de la station Jeanne-d'Arc au Pont des Catalans. L'appel des syndicats pour une mobilisation interprofessionnelle a été suivi, très suivi.

En tête de cortège, des dizaines de salariés de Molex, en bleu de travail, font du bruit, corne de brume au poing, pour protester contre la délocalisation de leur usine. « Villemur, le village gaulois qui résiste au prédateur », peut-on lire sur leur pancarte. Salariés du privé, du monde de la santé, de l'éducation, retraités, chômeurs, étudiants. Tous les secteurs sont représentés.

Au milieu du cortège, une cinquantaine de salariés d'Axa assurances attendent que la manifestation démarre, à deux pas du siège régional de la compagnie. « Nous ne descendons presque jamais dans la rue, confie Alain Lubat, adhérent à la CFDT. Mais nous n'acceptons pas qu'une boîte qui fait des bénéfices délocalise au Maroc. »

Sans service minimum assuré dans les écoles toulousaines, les enfants ont accompagné leurs parents dans la manifestation. « Il y a au moins 5000 personnes ! », s'exclame une petite fille aux cheveux blonds. Mais elle est loin du compte. 

dsc_3600
Les étudiants étaient eux aussi mobilisés. (Photo Adrien Bodard)

Réquisition chez les pompiers
 
Pouvoir d'achat, délocalisations, conditions de travail, précarité : les revendications pleuvent. « Cette manifestation interprofessionnelle est l'occasion de montrer que nos revendications ne sont  pas uniquement anti-sarkozystes », explique Patrick Clément, un cheminot membre du comité d'entreprise de la SNCF. Sous couvert de la crise, il est inadmissible que l'argent n'aille qu'au patronat. »

Devant les locaux des sapeurs-pompiers, allée Charles De Fitte, une dizaine de soldats du feu sont alignés sur le balcon. « Les trois quarts de nos effectifs sont en grève. Nous, on est réquisitionné mais on aimerait bien y être aussi », confie l'un d'entre eux.

D'autres non plus ne sont pas en grève. Mais ils travaillent, pancarte à la main. Comme cette rédactrice de la radio associative FMR. « Les médias sont en péril, alors nous aussi on proteste », affirme-elle.

Sur le pont des Catalans, Marie-Thérèse Vital , cheveux grisonnants, tient une banderole de la CGT retraités. « Nous voulons une augmentation de nos pensions, grogne-t-elle. Demandez à Nicolas Sarkozy s'il pourrait vivre avec 660 euros par mois. »

17h. Les premiers manifestants arrivent à Arnaud-Bernard. La queue du cortège, elle, vient seulement de franchir le pont Saint-Michel.

 

Ajouter votre commentaire

Votre nom:
Votre email:
Commentaire:
  Code de vérification. Lettres minuscules seulement et sans espace.
Code de vérification:

Portraits


 

Emmanuel Tricoire, un avocat born in Toulouse

C'est un garçon discret. Plus disert quand il défend la vie des autres que lorsqu’...
 

Retrouvez-nous sur

Retrouvez-nous sur twitterRetrouvez-nous sur Facebook

Actualité Toulouse Société - Actualité Toulouse Politique - Actualité Toulouse Economie - Actualité Toulouse Sport - Actualité Toulouse Médias - Actualité Toulouse Culture - Actualité Toulouse Environnement - Actualité Toulouse Libres propos