
Un an d’immersion en Inde ont permis au Britannique Danny Boyle de réaliser Slumdog Millionnaire. Fable effervescente retraçant le destin inattendu d’un garçon modeste de la banlieue de Bombay. Slumdog Millionnaire met en scène des personnages authentiques et dresse le portrait d’une Inde bouillonnante. Le résultat a séduit Hollywood. Satisfaction immense pour Danny Boyle: huit Oscars (presque un tiers des récompenses) reviennent au film, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur.
L’Oscar du meilleur acteur pour Sean Penn pour son jeu dans Harvey Milk se veut l’autre surprise de la soirée. Désillusion pour Mickey Rourke, fortement pressenti pour la petite statuette, pour le rôle poignant d’un vieux catcheur en fin de carrière dans The Wrestler. Kate Winsley est enfin intronisée meilleure actrice pour son interprétation dans Le Liseur, après cinq nominations déchues.
Exceptionnellement, à titre posthume, l’Oscar du meilleur second rôle revient à Heath Ledger pour sa prestation d’un Joker hypnotique dans The Dark Night. Dans la catégorie Meilleur film étranger, déception pour la France. Entre les murs, l’œuvre de Laurent Cantet est dépassée par le film japonais Departures.
Un hommage aux défuntes figures du cinéma, telles Claude Berri, Charlton Heston ou Paul Newman ont ému les spectateurs, déjà ravis par un show hollywoodien et la présentation dynamique de Hugh Jackman, maître de cérémonie.
Le prochain grand rendez-vous du cinéma sera la Cérémonie des Césars, le 27 février prochain en France.





