Christine de Veyrac est au centre d'un séisme à l'UMP (Photo : Flickr)
Qui sera numéro 2 derrière Dominique Baudis pour les élections européennes dans le Sud-Ouest ? Il y a encore un mois, cela semblait joué d’avance : Christine de Veyrac. Députée européen depuis 1999, la protégée de Valéry Giscard-d’Estaing semblait incontournable depuis son coup d’éclat aux élections internes de novembre, où elle avait infligé un camouflet au maire sortant Jean-Luc Moudenc. Selon un de ses proches, « Christine était évidente en tant que n°2, bien avant le choix de Dominique Baudis pour la première place. On s’inquiétait même que la présence de Christine empêche Dominique d’être choisi ! » En effet, la nomination des têtes de liste obéit à deux contraintes : la parité homme/femme et l’équilibre entre les régions. Les trois premières places de la liste Sud-Ouest doivent donc représenter les trois régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.
D’où la crise. Avec la nomination de Dominique Baudis, Aquitaine et Languedoc-Roussillon refusent de voir deux Midi-Pyrénéens aux deux premières places, d’autant plus que ce sont les seuls sièges que l’UMP est assuré de remporter. Furieux que son influence auprès de Nicolas Sarkozy n’ait pas suffi à imposer en tête son candidat Alain Lamassoure, Alain Juppé, maire de Bordeaux, exige que la deuxième place revienne à Sonia Dubourg-Lavroff, son adjointe. Problème : Valery Giscard-d’Estaing pèse de tout son poids en faveur de Christine de Veyrac… L’attribution de la deuxième place prend l’allure d’une impitoyable guerre de pouvoir. Qui d’Alain Juppé ou de Valery Giscard-d’Estaing a le plus d’influence auprès du Président ? Réponse dans deux semaines…
Ambiance délétère à l’UMP 31
En attendant, l’ambiance est détestable à l’UMP 31. Partisans et anti-De Veyrac se déchirent façon « Famille Adams ». « On se croirait revenus six mois en arrière, au moment de la campagne pour les élections internes », raconte un militant, qui espère la nomination de Sonia Dubourg-Lavroff. La Présidente de la fédération toulousaine a beau avoir l’expérience de la fonction depuis dix ans, l’échec d’Alain Lamassoure, pourtant lui aussi député européen sortant, montre qu’être déjà en poste pèse peu dans une stratégie de conquête de l’électorat.
Car beaucoup sont convaincus, à Paris comme à Toulouse, que le choix d’une Girondine en n°2 mobiliserait davantage les électeurs d’Aquitaine qu’une Toulousaine peu connue. De son côté, Dominique Baudis n’étale pas sa préférence, mais le message est clair : « Je suis pour l’équilibre géographique. Si cela ne tenait qu’à moi, le choix serait fait ».
Officiellement, « Paris réfléchit ». Officieusement, Christine de Veyrac a très peu de chance de l’emporter. « Elle est foutue », confie un de ses proches collaborateurs. « Elle n’a plus de pouvoir. En perdant la nomination, une énorme brèche s’ouvre à Toulouse. Jean-Luc Moudenc va s’y engouffrer et essayer de revenir. »






Ce qui enlève un argument à ceux qui disent que mettre en no.1 D.Baudis et en no.2 Ch.de Veyrac serait pénalisant pour la liste UMP.
De plus, en ce qui concerne la phrase sur Jean-Luc Moudenc, "essayer de revenir" sous entendrai qu'il est parti, n'est-il pas toujours le leader de l'opposition à Toulouse et ceci sous la bannière UMP?
Pour quelqu'un de parti je le trouve bien présent, il fait sont travail d'opposant en ce consacre à Toulouse et au Toulousains, ceci étant la mission qui lui a été confiée par la moitié des Toulousain.