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Des questions que se posent tous les maires, pour qui la TP représente une part importante du budget communal. Depuis la création de communautés d’agglomérations, cette taxe est centralisée avant d’être plus équitablement reversée aux communes sous la forme d’une dotation de solidarité.
Diminuer les dépenses ou augmenter les impôts locaux
Fonbeauzard, petite ville de 2800 habitants au nord de Toulouse, a ainsi vu passer ses entrées fiscales associées à la TP de 75 000 à 240 000 euros en rejoignant la CUT. Le manque d’explications depuis l’annonce de Nicolas Sarkozy exaspére le maire, Robert Grimaud : « C’est contradictoire ! L'Etat nous pousse à investir pour relancer l’économie et de l’autre côté il nous coupe les ailes. » Si ces revenus devaient manquer, deux solutions s’offriraient à lui : « Revoir les dépenses à la baisse, et donc sacrifier certaines de nos promesses électorales, ou compenser les entrées financières en augmentant les impôts locaux. »
Plus cher pour les mêmes services
La mesure fait déjà grincer des dents parmi les élus. Elle pourrait en faire grincer davantage si elle devait toucher le porte-monnaie des contribuables. Jean-Yves Hondrat, directeur général des services de la mairie de Portet-sur-Garonne, sait que cette répercussion serait très mal accueillie : « Si nos administrés doivent payer plus alors que la mairie propose les mêmes services, nous aurons des explications à donner. » Mais il préfère se rassurer. Selon lui, les mesures concernant la TP se succèdent depuis des années et n’ont jusque-là jamais réussi à la supprimer.





