Photo Jean-Paul CohadeComment peut-on expliquer la différence de discours entre le staff médical de l’équipe de France et celle du Stade Toulousain ?
Sans être dans la polémique, il y a eu une communication médiatique hâtive et hasardeuse, et interdite, car quand on est médecin, on est tenu de respecter le secret médical. Je ne connais pas le diagnostic du staff de l’équipe de France. En ce qui nous concerne nous avons pris l’avis des meilleurs spécialistes en neurochirurgie qui nous ont renforcé dans l’idée que Benoît ne courrait aucun risque dans la pratique du rugby. En concertation avec Benoît nous avons décidé de poursuivre sa carrière. Chez nous, il n’a jamais été question de plus de gravité que ça.
La décision du staff français de ne pas retenir le joueur a permis au Stade de l’aligner face à l’ASM et Montauban...
Si Benoît n’avait pas été là, nous aurions aligné un autre joueur d’une autre valeur. Je souhaite arrêter de parler de cette affaire et ne pas entretenir de polémique. L’incident est clos.
Faut-il améliorer la communication entre les équipes médicales des clubs et du XV de France ?
Elles communiquent très bien en règle générale. La petite épine qu’il y a eu est surtout due à une communication hâtive et précipitée.
Qu’en a-t-il été après le match face à Clermont et seulement cinq jours de repos pour les internationaux alignés contre Galles ?
Les staffs ont décidé de renforcer les liens, je pense qu’un épisode comme ça ne se reproduira pas.
Benoît Lecouls peut-il être rappelé rapidement sous le maillot bleu ?
Si ses performances font de lui le meilleur pilier, il n’y a aucune contre indication médicale à ce qu’il joue au plus haut niveau.
Propos recueillis par J-P Cohade et Paul Périé





