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Une assistance au bout du fil

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L'ASP Toulouse (association pour le développement des soins palliatifs) propose un service téléphonique d'assistance.


« Poursuivre nos actions au-delà du terrain ». C’est l’ambition de la nouvelle ligne téléphonique mise en place par l’ASP (Association pour le développement des soins palliatifs), voulue par Valérie Bernard, coordinatrice de ce projet. « Le téléphone est un nouveau lien social. De plus il permet aux patients qui nous appellent de maîtriser la conversation: la personne peut rester anonyme sans être jugée », défend Valérie Bernard. Cette ligne téléphonique possède un autre atout: la proximité. « Nous nous différencions ainsi des numéros d’aide qui sont installés au niveau national, explique la coordinatrice du projet. L’avantage que nous avons est de connaître notre secteur et de proposer des solutions moins coûteuses moralement, psychologiquement pour les personnes qui appellent ».
La création de cette ligne était « nécessaire, selon Valérie Bernard. Nous avons constaté que de nombreuses personnes appelaient l’association ; nos deux secrétaires étaient débordées ». La bénévole argumente: « surtout, les gens qui appelaient avaient des questions très précises sur l’euthanasie, la loi Leonetti, mais aussi un grand besoin de parler. Nous avons formé sept bénévoles à l’écoute téléphonique ». Les horaires pour les appels ont été volontairement fixées le soir, de 18 heures à 22 heures les lundi, mardi, jeudi et vendredi, puis de 15 heures à 17 heures le dimanche. Valérie Bernard défend ce choix: « c’est le soir que les personnes se sentent isolées. A la tombée de la nuit, les angoisses sont plus grandes ».
Cela fait 20 ans que cette association œuvre au chevet des malades en fin de vie. Son combat: « lutter contre l’isolement, la solitude qui gagne souvent ces personnes », explique Catherine Rézaï, la présidente de l’ASP Toulouse. « Nous sommes pour les soins palliatifs, et restons persuadés qu’une personne bien entourée ne songe pas à l’euthanasie, pour laquelle nous ne sommes pas favorable, ce n’est pas humain...L’accompagnement est une solution » martèle Catherine Rézaï. 106 bénévoles travaillent sur Toulouse et sa banlieue . A domicile ou dans leurs locaux, les membres de l’ASP accompagnent les souffrants, les soulagent psychologiquement. « 2714 personnes ont fait appel à nous en 2008, déclare la présidente. «Ce ne sont pas forcément des personnes âgées qui nous sollicitent. 27% des souffrants ont entre 40 et 59 ans. L’entourage des malades a aussi besoin de soutien. »

ASP:
Téléphone: 05 62 30 92 26
40 rue du rempart St Etienne
Toulouse
 
Commentaires (1)
jsalenson
1 Mercredi, 08 Avril 2009 13:20
Dommage que les soins palliatifs français et surtout sous-tendus par des religieux refusent d'entendre les demandes de mort des personnes, l'euthanasie pourrait être demandée par des personnes en soins palliatifs si on les écoute, pas toutes certes, certaines acceptent d'être entourées et cela leur suffit pour attendre la mort, du moins lorsqu'elles ne souffrent pas physiquement, mais d'autres, une fois leurs affaires réglées (héritage, revoir des personnes éloignées avant de mourir...), ne désirent pas forcément poursuivre une vie végétative, d'autres refusent dès le début d'être assistés par des soins palliatifs, préférant la mort plus rapide, POURQUOI REFUSER LE CHOIX DE CHACUN a priori, PAR DOGME?
Dans les pays qui ont voté la loi permettant dans certains cas l'euthanasie, SOINS PALLIATIFS ET EUTHANASIE, LOIN D'ETRE OPPOSES, SONT COMPLEMENTAIRES, et c'est bien ainsi que le souhaite la plupart des gens.
Tant qu'ils sont conscients, régler leurs affaires d'abord, et ensuite, quel sens à leur vie? Il est vrai que ces pays ont une offre de soins palliatifs 3 fois plus importante qu'en France, mais ils ont développé en même temps offre de soins palliatifs et possibilité encadrée d'aide à mourir.
Pour ceux qui ont perdu la conscience, un autre problème se pose: ont-ils, avant de perdre leur conscience, émis un souhait pour leur fin de vie? n'en ont-ils pas parlé? ont-ils écrit leurs souhaits? Sans réponse, difficile de savoir ce qu'ils souhaitaient... alors l'important est de les empêcher de souffrir et de ne pas prolonger inutilement leur vie, selon la conscience des soignants et de leur entourage...
Il est très important de penser, DES 18 ANS, à ce que l'on souhaite en cas d'accident, de maladie brutale, de réfléchir que la mort existe et touche tout le monde, à tout âge, donc ECRIRE SES VOLONTES bien réfléchies: il faudra les renouveler tous les 3 ans, nommer une personne en qui on aura confiance pour faire respecter ces volontés, faciliter le travail des soignants, qui doivent mettre tous ces papiers dans le dossier médical, pour aider leur travail.
Je suis à la fois favorable aux soins palliatifs et favorabel à l'aide à mourir, encadrée par la loi, lorsque la personne la réclame, consciemment, et que son état de santé ne peut pas être amélioré, qu'il est déficient et porte atteinte à sa dignité, la sienne, telle que la personne la définit et pas celle des autres.

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