Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen et qui avait mené la bataille pour les écologistes en 1999 et 2004 a passé le relais à José Bové. L’ex-syndicaliste, figure médiatique du combat contre les OGM, endosse la tête de liste d’Europe écologie dans le Sud-Ouest. Il est ainsi certain de siéger à Bruxelles.
Il espère y emmener Catherine Greze. La numéro deux de la liste n’était pas présente lors de cette présentation. En revanche, Jean-Louis Roumegas, numéro trois, candidat du Languedoc Roussillon, a rappelé qu’ « avec Europe écologie, la dimension politique de l’écologie est réaffirmée ».
Présents aussi sur la liste : des régionalistes, des associatifs et une Tibétaine. Kalshang Dolma Rangeard, réfugiée politique en France, apparaît en dernière position, un symbole pour Europe écologie. Elle a vivement attaqué Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche qui « défend le régime chinois sans savoir comment le pouvoir traite son peuple et les Tibétains ». L’Europe des régions n’est pas en reste. Guilhem Latrubesse, a insisté sur l’importance d’une Europe solidaire des minorités : « En France, les régions sont des nains de jardins par rapport à l’Espagne ou l’Allemagne ».
Dans sa présentation José Bové a, lui, posé les grandes lignes du programme écologiste : « un Bruxelles de l’emploi, c’est à dire dix millions d’emplois verts créés en cinq ans, la réforme de la PAC, droit des salariés à la formation continue, réforme des règles relatives aux investissements… » Il a également annoncé la création d’une assemblée constituante en vue de rédiger un nouveau texte constitutionnel. Une constitution dédiée à construire « un espace démocratique et pas seulement une zone de libre-échange ». Contrairement à 2005, nul doute que José Bové ferait alors campagne pour le oui.
Yann Foreix et Victor Matet.




