De gauche à droite, étaient présents : Kader Arif (PS), José Bové (Europe Ecologie), Pierre Esplugas (chargé de communication de Dominique Baudis), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) et Robert Rochefort (Modem). (Photo Yann Foreix)
Passés les quelques sifflets suscités par l’absence de Dominique Baudis représenté par son chargé de communication Pierre Esplugas, le micro commence à circuler dans l’amphi Bodin. A la question « Pourquoi les Français ne s’intéressent-ils pas aux élections européennes ? », José Bové attaque les médias, « qui préfèrent parler des faits divers, ou de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy ». Selon lui, les débats sur l’Europe sont systématiquement relégués en « fin de journal, ou en bas de page ». Le candidat de la liste Europe écologie n’hésite pas non plus à mettre en cause ses adversaires : « Sur le terrain, on ne voit jamais les candidats. Je ne croise que Jean-Luc Mélenchon », affirme José Bové. Echaudé, Kader Arif prétend d’abord ne pas vouloir répondre aux accusations de Bové… avant d’égrener la liste des déplacements qu’il a effectué depuis le début de sa campagne !
Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) s'en prend à ses adversaires. Ici avec Robert Rochefort du Modem. (Photo Y.F)
"Il faut virer Barroso !"
Par la suite, les questions tournent autour de la crise économique, du rôle du Parlement européen, de la politique agricole commune, de la politique nucléaire… Sur chaque thème, les candidats se contentent de marteler de grandes orientations tout en critiquant ce qui s’est fait jusqu’à maintenant.
A propos des institutions, Jean-Luc Mélenchon tente de prendre en défaut son ancien camarade du PS Kader Arif : « Vous avez voté le traité de Lisbonne… sans parler du Traité de Nice qui est pire et qui a été lui aussi en son temps approuvé par Lionel Jospin ! »... « Dont tu étais le ministre ! » lui rétorque l’élu socialiste. Seul point d’accord entre les deux anciens alliés, ainsi qu’avec José Bové et Robert Rochefort : « Il faut virer José Manuel Barroso ! », l’actuel président de la commission européenne, jugé trop à droite.
A quelques minutes de la fin du débat, un militant du Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot prend la parole. Lorsque les organisateurs tentent de les interrompre, les militants d’extrême gauche haussent le ton et se plaignent de ne pas avoir été invité. « Notre organisation est la seule dans le Sud-Ouest à présenter une femme comme tête de liste (Myriam Martin, NDLR) », se défendent-ils, dénonçant une tribune exclusivement masculine.
De son côté, l’organisation explique que le NPA n’avait pas encore désigné ses têtes de liste au moment de la préparation du débat il y a deux mois et rajoute qu’ « il est techniquement ingérable d’inviter tous les partis ».
Politique politicienne
A la sortie, les avis sont mitigés. « Ils n’ont pas vraiment répondu aux questions, déplore Astride, salariée chez LU. Ils se contentent de dire ce qui ne va pas chez les autres. » Clotilde, étudiante en première année à l’Institut d’étude politique de Toulouse trouve que les débats se sont trop résumés à de la politique politicienne : « Ils ne font que défendre leur parti ».
Du côté des élus, c’est un peu le même refrain. Robert Rochefort est ravi que le Modem soit arrivé deuxième lors du vote fictif, mais regrette que les débats n’aient pas été plus « concrets ». Quand à Pierre Esplugas, qui n’a pas réussi à faire oublier l’absence de son patron Dominique Baudis, et que l’on a peu entendu, il trouve que chacun a fait « son petit numéro ».
Yann Foreix et David Buron





Il y'aurait eu un peu moins de politique politicienne et un peu plus de fond au débat..
NEWROPEANS C'EST:
Une campagne dans 3 pays, la France, les Pays Bas et l'Allemagne, soit le même programme proposé à 130 millions d'électeurs européens.
ERASMUS:
Des membres fondateurs de Newropeans furent directement impliqués dans le lancement du programme Erasmus en 1987.
A voir ici: http://blogs.newropeans.eu/erasmus20/2007/01/17/d%E2%80%99erasmus%E2%80%A6-a-newropeans/
CRISE FINANCIERE
Le président de Newropeans, Franck Biancheri est directeur du groupe de réflexion LEAP/E2020 (www.leap2020.eu), qui a su mettre en garde dès Février 2006, dans le détail, le développement actuel de la crise systémique globale.
Lire son interwiew dans Capital ici:
http://www.capital.fr/a-la-une/interviews/le-g20-peut-encore-eviter-une-dislocation-geopolitique-mondiale-366689
Voir le débat organisé sur France 24 :
http://www.france24.com/fr/20090227-crise-guerre-civile-europe
Voir les dernières alertes de Newropeans ici:
http://www.newropeans.eu/spip.php?rubrique83&lang=fr
UN VRAI PROGRAMME EUROPEEN:
Voir les 16 propositions de Newropeans pour démocratiser l'Union européenne ici: http://www.newropeans.eu/spip.php?id_article=126&lang=fr
Voir le programme complet ici:
http://www.newropeans.eu/spip.php?article=127&lang=fr
SIGNER LA PETITION: 'Pour des élections européennes vraiment européennes et démocratiques'
http://www.gopetition.com/petitions/democratic-european-elections.html
AIDER NEWROPEANS EN FRANCE OU EN EUROPE:
http://www.newropeans2009.com/France/?A-vous-d-agi
Les socialistes européens ne changeront rien. Cela fait 5 ans qu'ils votent OUI aux directives et aux traités proposés par la droite, dont le traité de Lisbonne. Vous savez, celui qui est identique à la constitution européenne qu'on a REFUSEE, mais qui a été approuvé par les députés, dont le PS ! Ils veulent faire perdurer l'Europe libérale, mais seulement avec un peu plus de social. Ils n'aideront pas à sortir de la crise ni à changer les choses. Ils construisent une Europe des marchés, des profits libres, de la finance, des multinationales, des expulsions. Et nous font croire qu'ils vont mettre dans tout ça un peu de protection sociale et de politique écologique. C'est impossible !
LE PS A OUBLIE QU'IL FAUT REMETTRE EN CAUSE LE LIBERALISME. CE SYSTEME N'EST PLUS VALABLE.
Les vrais défenseurs de l'Europe sociale ont quitté le PS et se retrouvent maintenant dans le Parti de Gauche, membre pour les élections européennes du Front de Gauche.
Ce n'est pas seulement parce qu'il a des talents de tribun, que Mélenchon arrive à faire du bruit. C'est parce qu'il dit des choses justes. Et qu'il a quitté le PS pour dire cela, pour être en cohérence avec lui-même. Et il est soutenu. 10%. Bientôt 20...
Lecteurs socialistes, renseignez-vous !