La température n’en finit pas de monter quand Olivier Besancenot débarque, jeudi après midi, pour apporter son soutien aux salariés de Molex. Devant les grilles de l’usine, ils sont une centaine à accueillir le porte-parole du NPA sous un soleil proche du zénith.
Olivier besancenot discute avec les représentants CGT. (Photo Pierre Duquesne)
« Je vois 1 000 salariés de Continental partir en train manifester en Allemagne. Peut-on mobiliser avec autant de poids quand on est 280 ? », s’inquiéte une des salariés de Molex devant le site de Villemur menacé de fermeture. C’est à cette question qu’a voulu répondre Olivier Besancenot :
« Nous ne sommes pas pour l’isolement, mais pour un mouvement d’ensemble, et qui résiste ».
«Les licenciements sont bien plus nombreux que ce qu’on voudrait croire ». C’est pourquoi le porte parole du NPA appelle
« à une grande marche au mois de mai pour défendre les salariés licenciés avec en tête les Caterpillars, les Molex, les Fords, les Toyotas, les Continental... » Une mobilisation unitaire qui pourrait avoir lieu à une autre date que le premier mai.
Interrogé sur la séquestration des dirigeants de Molex pendant 26 heures en début de semaine et sur la multiplication de ce mode d’action, il a déclaré que les
« salariés font ce qu’ils peuvent. Quelque soit les actions utilisées contre les licenciements, nous sommes solidaires. Ne comptez pas sur nous pour les condamner. » Après une nouvelle négociation vendredi matin avec la direction à la préfecture, ils recevront aussi l’appui de Martine Aubry. Même en campagne électorale, tous les soutiens sont les bienvenus. Ce support de personnalités politiques
« permet de porter notre problème sur le plan national », confie Jacky Friboulet, responsable projet et développement du site.
« Dans notre combat, si tout le monde parle comme nous, c’est tant mieux, confie le délégué syndical Guy Pavon.
Plus il y aura de soutiens différents plus on aura des chances de gagner. »