Les Cowboys Fringants débordent d'énergie sur scène pour faire danser le public. Photo Victor Matet.
Mardi soir, la grande salle du Phare, presque pleine, a vibré durant près de deux heures et demie de concert. Les cowboys, comme à leur habitude ont maintenu un rythme effréné. Logiquement, « Droit devant », premier titre de L’expédition, a ouvert la première partie du spectacle. Alternant des chansons entrainantes de leur album phare La Grand-messe, comme « La manifestation » ou « Si la vie vous intéresse », avec celles plus lente et plus tristes de L’expédition comme « Les Hirondelles » ou encore « Entre deux taxis », le groupe francophone a séduit un public parfois un peu éteint. Pourtant, une fois de plus, Marie-Annick Lépine, grâce à son talent au violon, et Karl Tremblay, chanteur à la voix rapide, n’ont cessé d’emballer un public remuant. L’euphorie n’a jamais vraiment gagné la salle qui a tout de même repris en cœur, « Ti-cul », « Le gars de la compagnie » et « L’hiver approche ».
Après vingt minutes de « break », comme on dit en québécois, le groupe est revenu sur scène avec « Une autre journée qui se lève ». Puis la magnifique chanson, « La tête haute », chanson la plus triste de leur répertoire dédié à un jeune décédé du cancer, a résonné dans une salle muette et attendrie.
L’accalmie n’a pas durée. Les chansons rythmées avec du « fun » se sont enchaînées. Le public a chantonné « Tant qu’on aura de l’amour » et « La Catherine ». « Awikatchikaën », le tube du premier album, a une fois plus fait bouger les foules. Le public a continué de sautiller au rythme de « Joyeux Calvaire ». Enfin, le groupe a interprété la seule chanson (malheureusement ?) issue de leur dernier album Sur un air de déjà vu, sorti en France en mars 2009. L’occasion de présenter un nouveau personnage de l’univers des Cowboys. Un pillier de bar au patronyme étrangement similaire à celui du chanteur, Normal Tremblay.
Après un premier salut, le public a fait revenir le groupe sur scène avec des applaudissements, nourris de cris : « une autre, une autre ! ». Il n’a pas été déçu. Pas moins de six chansons pour un premier rappel ! Et quelles chansons ! Pour commencer, deux classiques tirés de leurs débuts dont la chanson « Toune d’automne » qui les a fait connaître. Puis les succès de la « Grand-messe » comme « 8 secondes » ou encore « Plus rien » rappelant leur engagement pour la sauvegarde de la planète. D’ailleurs, Karl n’a pas manqué de rappeler à la foule : « Chaque personne dans cette salle est un arbre ! », expliquant que pour chaque place vendue ce soir, un arbre sera planté grâce à la Fondation Cowboys Fringants.
Vingt minutes après le premier salut, le second s’ensuivit de la même réaction du public. Alors, comme à leur habitude, pour conclure une soirée pleine de ferveur et d’enthousiasme, Les Cowboys Fringants ont chanté leur plus grand succès dans une salle aux milles feux. Le public, briquets et « cellulaires » brandis en l’air, a ainsi pu fredonner « Les étoiles filantes », chanson de l’année 2005 au Québec.
Après Toulouse, direction Caen, Le Mans, puis Lille et Bruxelles avant de repartir sur les routes du Québec, et de revenir une dernière fois en France. Pour le plus grand bonheur du public français, fidèle et toujours plus nombreux, la tournée 2009 s’achève le 25 novembre au Zénith de Paris. D’ici là, « elle s’ra longue l’expédition ».
Site internet : www.cowboysfringants.com
Site de la fondation Cowboys Fringants : www.cowboysfringants.com/fondation





