« Taping », « Tapong », « Taping », « Tapong »… Sans table ni raquettes, seuls sur scène pendant une heure et demie, François Morel et Jacques Gamblin livrent une étonnante partie de ping-pong verbal : les Diablogues, de Roland Dubillard. Quand l’un engage, l’autre réplique et les échanges s’enchaînent. Décalés, surréalistes, absurdes. Les jeux de mots fusent-« le concerto de placard » remplace la musique de chambre, tout comme les descriptions étranges empreintes de poésie- « Une montagne, c’est un tas de baleines ».
François Morel et Jacques Gamblin, parfaitement accordés dans leurs costumes gris identiques, gesticulent, miment parfois leur désarroi, leur étonnement ou leurs états d’âme.
Tête à tête, dos à dos-pour un cours de piano sur le « do », face à face, et même genou contre genou, les deux personnages entraînent le public dans un tourbillon de mots, un dialogue de sourds qui retient toute l’attention des spectateurs du TNT.





