Photo Victor Matet.
C’est la première fois qu’ils remontaient sur une scène toulousaine depuis leur « pause ». La Rue Ketanou n’a pourtant pas eu de mal à recréer une complicité avec son public, mercredi 29 avril, au Phare. Dès les premières notes, la salle comble replonge dans la poésie des trois hommes, malgré trois ans d’absence.
Au bout de quelques minutes de concert, Mourad Musset présente « Germaine, 60 ans, qui fume des pétards et part en Bolivie l’année prochaine ». Nous revoilà dans l’univers de la Rue Ket’, le même que celui de leur premier album, sorti en 2001. Un univers peut-être un peu moins bohème, un peu plus posé. Et encore.
Leur ton prend même des allures politiques lorsque Mourad empreinte quelques mots à La Fontaine. Maître Corbeau sonne alors comme un pamphlet venu dénoncer les dérives du libéralisme. C’est le moment des présentations, comme une piqure de rappel, au cas où le public les auraient oubliés. « Florent, l’accordéoniste de son quartier » de la banlieue parisienne. C’est dans ces rues que les trois hommes ont gratté leurs premières cordes et tapé sur leurs premières caisses .
6 000 bras sont en l’air lorsqu’Olivier Leite, chemise détrempée, fait son show à la guitare électrique, le brin de démesure de leur retour musical. C’est la fin de deux heures de route A contresens, titre de leur dernier album. Un voyage sur les pas de trois rêveurs qui n’ont pas pris une ride.
Un joyeux bordel
C’est Babylon Circus qui avait ouvert le bal en début de soirée. Après une heure d’attente interminable, trompette, saxo, trombone, tubas, guitares et basses servent
Photo Victor Matet.
Pierrick Bonno et Victor Matet





