Quarante-sept. C’est le pourcentage de Français qui iront « probablement » voter pour élire leurs 78 députés lors des élections européennes du 7 juin. Cette estimation provient d’un sondage Eurobaromètre réalisé en avril par le Parlement européen. Avec ses 13 %, la Pologne fait pâle figure. La Belgique, où le vote est obligatoire, pulvérise tous les records. 70 % des Belges comptent se rendre aux urnes. Depuis la première élection des parlementaires européens au suffrage universel direct en 1979, le taux de participation au scrutin est en chute libre. De 63 % en 1979, il est passé à 45,7 % en 2004. À croire que Strasbourg et ses députés semblent bien loin des préoccupations des 492 millions de citoyens de l’UE. D’ailleurs, en novembre 2008, seuls 23% d’entre eux s’estimaient « bien informés » sur le rôle du Parlement (Eurobaromètre). C’est à se demander s’ils n’en voudraient pas à Valéry Giscard d’Estaing et au chancelier allemand Helmut Schmidt de leur avoir accordé ce suffrage lors du Sommet de Paris en 1974. Et un dimanche de plus à passer dans les bureaux de vote !
Le Parlement vote deux-tiers du budget de l’UE
Et pourtant, les pouvoirs du Parlement ne cessent de s’accroître avec les années. Strasbourg joue un rôle indispensable dans le bon fonctionnement de l’UE.
Première prérogative : le pouvoir législatif. Il se répartit entre le Parlement et le Conseil des ministres des Vingt-Sept. Dans certains domaines, l’agriculture par exemple, le Parlement ne joue qu’un rôle de consultant. Dans d’autres, son accord est indispensable pour voter une loi.
Deuxième responsabilité: gérer le budget de l’UE. Toujours en accord avec le Conseil des ministres. Un bémol: Strasbourg n’a pas le droit de fixer le montant total du budget, mais il peut l’amender. Le Parlement garde le dernier mot sur les dépenses « non-obligatoires » (celles qui ne découlent pas directement des traités européens). Cela représente quand même deux-tiers des frais totaux.
Autre rôle: veiller de près sur la Commission européenne. Avec sa commission de contrôle budgétaire, Strasbourg vérifie si Bruxelles use à bon escient des fonds communautaires. Mais ce n’est pas tout. Les nominations du président de la Commission et des commissaires doivent être approuvées par le Parlement.
Dernières prérogatives : écouter les citoyens. Strasbourg reçoit les pétitions déposées par les habitants de l’UE. Des citoyens qui peuvent porter plainte contre les institutions et les organes communautaires des Vingt-Sept en s’adressant directement au médiateur européen. Un enquêteur désigné par le Parlement.
785 députés siègent au Parlement
Pour faire tourner la machine parlementaire de l’UE, les 785 députés siègent à Strasbourg en session plénière de quatre jours douze fois par an. Le but: partager ses idées. Les parlementaires s’y expriment au nom de la commission à laquelle ils appartiennent, de leur groupe politique ou à titre personnel. Confer les célèbres diatribes du député Vert D. Cohn-Bendit envers N. Sarkozy. Une semaine par mois, les parlementaires se réunissent avec leur groupe politique pour élaborer les propositions qu’ils défendront dans leur commission puis en session plénière. En effet, chaque député appartient à une des vingt commissions du Parlement. Chacune est spécialisée dans un domaine bien précis pour lequel elle vote des lois. Ces lois doivent être ensuite adoptées en session plénière par les députés. Un vrai labyrinthe démocratique qui rassure les citoyens européens. Le Parlement reste l’institution européenne en laquelle ils ont le plus confiance.
> La plupart des partis politiques français appartiennent de plein droit à l’un des neuf partis européens. Les groupes qui ne sont affiliés à aucun mouvement politique dépendent des « non inscrits ».
UMP : Parti populaire européen (288)
PS : Parti socialiste européen (217)
MoDem : Parti démocrate européen (100)
Verts : European Greens (43)
PCF : Parti de la gauche européenne (41)
FN/MPF/CPNT : Non inscrit (30)
La LO et le NPA n'ont pas de siège au Parlement. S'ils sont élus cette fois-ci, ils appartiendront à la Gauche unie européenne.
> Tête de liste dans le Sud-Ouest
UMP : Dominique Baudis
PS : Kader Arif
MoDem : Robert Rochefort
Europe Ecologie : José Bové
NPA : Myriam Martin
Front de Gauche : Jean-Luc Mélenchon
FN: Louis Aliot
Libertas (MPF/CPNT): Eddie Puyjalon
LO : Sandra Torremocha





En effet, si notre pays se retrouve le seul à gauche (car je pense que la majorité pour la France sera à gauche), je pense que la France sera totalement impuissante et subira le choix des autres pays.
Mais dans ce cas, ce ne sont pas les politiques qui trinqueront le plus, mais les électeurs qui subiront une politique Européenne qu'ils rejettent.
Alors, subir avec la gauche élue, ou subir avec la droite aux manettes, quelle différence pour les français dans le cas que j'ai décrit.
Alors, si on a des sondages au niveau national, je pense que ça ne veut rien dire.
Alors que des sondages européens, là ça a de l'interêt.
Personnellement, je n'ai aucune idée de comment les électeurs des uatres pays vont voter, et c'est bien dommage.