L'amphi 8 de l'université du Mirail, ce midi. Les étudiants en grève reconduisent le blocage. Photo Victor Matet.
La détermination ne semble donc pas faiblir du côté des étudiants mobilisés contre la loi sur l'autonomie des universités (LRU) et la réforme de la recherche universitaire. Même s'ils ne sont qu'un millier (sur 22000) à venir en AG chaque semaine.
Des examens en dehors de l'université
De son côté, la présidence de l'université est tout aussi déterminée à mener le second semestre à son terme, aussi normalement qu'il est encore possible de le faire. « Je ferai tout pour qu'il y ait des examens la deuxième quinzaine de juin, a déclaré le président de Toulouse 2 Daniel Filâtre, quelques minutes après le vote des étudiants. Et s'il n'est pas possible de les organiser dans l'université, nous le ferons à l'extérieur. » Le cas s'est déjà produit à Toulouse. En 2003, l'université avait loué le Parc des expositions, pour faire passer les partiels.
De leur côté, les membres grévistes du personnel de l'université, qui ont eux aussi reconduit la grève à une très large majorité ce matin, ne voient pas d'un bon oeil le « passage en force du président ». « Ce seront des examens bidons, avec une présidence bidon et un gouvernement bidon », s'emporte un enseignant qui préfère garder l'anonymat. « C'est ridicule de vouloir maintenir des examens en juin alors que les étudiants n'ont eu que trois semaines de cours », poursuit un « Biatos », un personnel administratif et technnique.
Légalement, les étudiants doivent en effet assister à huit semaines de cours, sur les douze que compte un semestre, pour pouvoir passer les examens. Pour pallier ces semaines à rattraper, la présidence prévoit de mettre en place un système de cours sur papier ou sur internet. Une solution qui, pour l'instant, ne satisfait ni les étudiants ni les enseignants.




