Phoenix - "Wolfgang Amadeus Phoenix"On ne change pas une équipe qui gagne, même après cinq ans d’absence. Carré du début à la fin "Wolfang Amadeus Phoenix" s’écoute d’un seul trait, sans heurts auditifs. Mais c’est peut-être justement là que réside le bémol de cet album : les morceaux ne se distinguent pas par leur puissance où leur originalité. De l’électro-pop bien ficelée, en somme un très bon rapport qualité/prix. Cet album aurait pu être la bande-son du nouveau long-métrage de Sofia Coppola (mariée au leader du groupe), elle sera peut-être celle des roads-trip tout au long de l’été.
Iggy Pop - "Préliminaires"
La possibilité d’un iguane de 62 ans. L’iggy Pop leader des Stooges ne mourra jamais, mais pour cette fois-ci il laisse la place à Iggy Pop crooner mélancolique. Rassurons-nous de suite, le Burberry lui va aussi bien que le slim étriqué.
Composé à partir du roman La possibilité d’une île, de Michel Houellebecq, "Préliminaires" déclare sa flamme à la France et à ses mots. Le disque s’ouvre sur une reprise d’un standard de la chanson française, "les Feuilles mortes" de Jacques Brel.
Les illustrations de la pochette sont signées par Marjane Satrapi, une raison de plus de se procurer l’objet disque. Et quand on questionne l’intéressé sur le mélange des arts littérature et musique, il répond avec le sourire en coin : "La littérature est comme la cocaïne et la musique comme l'héroïne : la première aiguise l'esprit, la seconde rend stupide". L’iguane n’est pas mort.
Eminem - "Relapse"
Slim Shady de retour. Cinq ans d’absence et un nouveau disque pour fêter dix ans de carrière. Le "white-trash" de Detroit revient dans les bacs, toujours accompagné de l’indémodable Dr Dre à la production. Cinq ans d’absence ? Le slim shady était en D-tox. Une cure pour le rappeur qui nourrit les textes de son nouvel opus. Incorrect et provocateur (comme à l’accoutumée) mais plus noir voire dépressif que d’habitude, le dorénavant trentenaire revient balancer son flow travaillé et promet un "Relapse 2" avant la fin de l’année 2009.
Laurent Garnier - "Tales of a kleptomaniac"
Dès l’introduction, le ton de ce cinquième opus du pionnier de l’électro en France est donné.
« On va passer du coq à l’âne », susurre une voix féminine sur l’intro du disque. Eclectique donc. MicFlow, Winston Mc Anuff ou encore Philippe Nadaud au saxophone, le casting est implacable. Les styles variés : techno, dub, jazz…
Les morceaux devraient prendre une toute autre dimension en live. Sans aucun doute le Français soignera ses représentations : novateur par se culture du DJ et son expérience et doté d'une générosité scénique incontestable.
DJ vadim - "U Can't Learn Imaginashun"
Vétéran de la scène hip-hop, Vadim nous revient à la veille de l’été avec un album qui décape. Victime d’un cancer de l’œil, il a tourné tout au long de l’année avec les Fat Freddy’s Drop et DJ Krush et trouve malgré tout le temps de produire un album.
Reggae, nuSoul, hip-hop, électro, dix-huit morceaux qui révèlent un Vadim toujours aussi puissant et intelligent dans ses mix.
Cerise sur le gâteau pour tous les fans français de hip-hop, la présence de Big Red et de La Méthode rappant en français dans le texte sur deux pistes. Délicieux.





