Marie-Georges Buffet et Jean-Luc Mélenchon ont mis en avant leur union, le 3 juin, au Zénith de Toulouse. Photo Pierre Duquesne.
Devant près de 3000 personnes réunies au Zénith de Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a développé une dernière fois ses arguments pour voter Front de Gauche aux européennes du 7 juin. Dans la salle, beaucoup de militants du PCF ou du Parti de Gauche. Mais peu de jeunes.
La tête de liste pour le Sud-Ouest a plaidé pour une harmonisation sociale par le haut, pour une Europe sociale « qui ne prend pas la moitié du pain d'un ouvrier dans un pays pour le donner à un autre pays membre ». Il s’est prononcé « contre les directives de libéralisation », pour la promotion « d’une politique industrielle » ou pour encore une « sortie de l’Otan et la création d’une Europe de la défense ». « Ce que nous voulons faire, a-t-il résumé, est écrit dans le traité de Lisbonne. C’est tout le contraire ».
"Le vote utile, c'est nous"
Mais pour les membres du Front de Gauche - les représentants du Parti de Gauche, du Parti communiste ou de Gauche unitaire,
Le public a chanté l'Internationale puis la Marseillaise avec les co-listiers. Photo Pierrick Bonno.
Et pour mieux préparer l’avenir de la gauche, Jean-Luc Mélenchon veut «porter la continuité d’un combat qui était antérieur ». A la tribune, il a multiplié les références au passé et à la tradition de gauche des terres du Midi. Aragon, Montaigne et La Boétie ont été évoqués pour montrer l’importance de mettre les principes avant toute chose. Le « laïcard » Melenchon n’hésite pas non plus à rappeler l’histoire des "Camisards", ces protestants cévenols révoltés exigeant la liberté de culte, afin de brandir l’esprit de résistance. Les accents litéraires et ce lyrisme résonnent chez les partisans grisonnants possédant une grande tradition de militantisme.
S'il s'inscrit dans la grande histoire de la gauche, Jean-Luc Mélenchon, veut aussi poursuivre l'histoire du sursaut de la gauche, qui aurait commencé avec la « grande victoire du non de 2005 ». « La chaleur fraternelle de la victoire du non », chère à Christain Piquet, ex-LCR, doit être respectée et prolongée.
A la tribune, Jean-Luc Mélenchon a multiplié les références aux pens
eurs de gauche. Photo Pierrick Bonno.
Pour « faire remonter cette gauche des profondeurs et du peuple », il s’est surtout adressé aux « camarades socialistes ». «D’abord la conviction, après les étiquettes ! », leur a-t-il lancé, avant de se prononcer sur le vote utile. «Je me demande si Martine Aubry a des problèmes d’arithmétique, mais je ne crois pas. Dans une élection à un seul tour dans laquelle un candidat est élu avec 5 % de voix, parler de vote utile est une sottise. Si l’on se réfère aux intentions de vote, en Ile-de-France, ou ici, dans le grand Sud-Ouest, le dernier siège à distribuer se joue entre le Front de gauche et l’UMP. Le vote utile, c’est nous », a-t-il conclu.
eurs de gauche. Photo Pierrick Bonno.Reste à savoir combien seront-ils de sympatisants de gauche à franchir le pas. Réponse le 7 juin.





La seule formation de gauche qui apportent des solutions face au medef et au crise du capitalisme .
je serai très heureuse que l'association de Jean-luc Mélenchon (seul vrai socialiste aujourd'hui à mon sens) au parti communiste se prolonge au-delà des élections européennes, c'est une chance pour les démocrates et les pauvres gens