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Najat Aatabou enflamme la prairie

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Incroyable ambiance lors de la prestation qu'a donnée Najat Aatabou, jeudi, sur la scène Pont-Neuf du Rio Loco. Cette chanteuse, peu connue en France alors qu'elle a fait déjà fait l'Olympia, a démontré pourquoi elle était une grande star au Maroc.

thumb_najatNul besoin d’arriver en moto sur scène, de faire des bonds de 80 cm de haut ou de jouer avec une double grosse caisse. Oubliez les chorégraphies aguicheuses. Un léger déhanché ou une arabesque de la main de Najat Aatabou, avec sa voix haut perchée, ont suffi à créer des déferlantes de vagues humaines sur la prairie jeudi soir. Avec sa robe orange, cette ambassadrice du Chaabi a brillé dans la bleue et chaude nuit de la ville rose. « Wahda, Jouj, cleta…» suffisait pour que le public se mette à chanter et danser sans compter.

Pour cette soirée, le programmateur du festival avait proposé à cette étoile de la chanson populaire marocaine de partager l’affiche avec Justin Adams. Ce guitariste anglais, repéré par Robert Plant, s’est tourné vers l’afrique et d’autres cultures. En passant de la guitare au bendir, Justin Adams a montré sa grande ouverture en matière de musique. Pierre Duquesne.Il a passé une semaine en résidence avec le groupe et l’artiste marocaine pour préparer cette rencontre unique et inédite. Belle scène que l’adoubement de ce rocker par cette berbère de l’atlas. Après lui avoir mis le drapeau marocain autour du cou, elle a fait acclamer « Justin » à plusieurs reprises. La prononciation à la française du prénom de cet Anglais punk autorevendiqué a fait sourire.

Après quelques riffs funky bien sentis, "Justin" est reparti. Si l’affiche était partagée, avec son drapeauaura, la diva, montée et descendue seule sur scène, était hier soir la seule star. Mais cette chanteuse, qui connaît un succès non démenti depuis plus de 20 ans, laisse les lunettes noires à ses musiciens.

La ferveur du public atteint son apogée quand elle reprend ses deux plus grands tubes « Choufi ghirou » et « J’en ai marre ». Des chansons de fête où cette berbère de caractère aborde les problèmes de rupture, d’adultère ou parle des hommes. Des thèmes qui parlent à de nombreuses femmes du Maroc. Mais ces chansons sont "avant tout faites pour danser", a déjà déclaré l’artiste.
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Le rythme et l’énergie dégagées ont fait pâlir les belles balades poétiques chantées quelques minutes plus tôt par Idir. Avec ou sans Justin Adams, l’ambiance, hier, était plus proche d’un concert de rock que d’un mariage.


Vendredi soir, à 20 heures, une star algéroise, Biyouna, prendra place sur la grande scène pour montrer qu'elle n'a pas que des talents de comédienne, avant de céder la place à U-Cef, qui mélange le hip hop, la jungle, le flamenco, la house, le gnawa, entre autres inspirations. Sur la petite scène, pour finir la soirée, l'éclectique Erik Truffaz viendra goûter aux saveurs et aux sonorités orientales en accompagnant le chanteur Mounir Troudi.

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Photos Pierre Duquesne

 

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