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L’économie sociale et solidaire : en quête de « sens »

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Dans le cadre du mois de l’économie sociale et solidaire, le Parc des Expositions recevait les jeudi 5 et vendredi 6 novembre le 1er salon de l’emploi responsable : 2000 m² investis par les professionnels d’une économie qui se veut « à visage humain ».

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Les allées du Hall 8 n’étaient pas bondées. Les visiteurs du salon en ont profité pour discuter avec les exposants de la plupart des stands présentés. Photo Sophie Wahl
« Le métier que je fais ne me convient plus. J’ai l’impression de perdre mon temps dans ma société actuelle. » Olivier, 30 ans, est technico-commercial. Comme les 1000 autres visiteurs du salon, il est venu se renseigner sur ce secteur aux contours un peu flou qu’est l’ESS : l’économie sociale et solidaire. Trois lettres à retenir car elle devraient faire parler d’elles dans les années à venir.
L’ESS, késako ? Pour Jean-Pierre Azaïs, vice-président de la CRESS (Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire), les acteurs de l’ESS sont d’abord « unis par un socle de valeurs », celles de respect de l’environnement, de création de richesses durables, de développement du territoire, de fonctionnement démocratique et de solidarité. Des principes pour une économie alternative et locale qui veut « donner un sens à l’acte d’entreprendre ».
Selon l’INSEE, cette économie représente plus de deux millions de salariés soit près de 10% du total de l’emploi salarié. C’est cinq fois plus que le secteur automobile, par exemple. En Midi-Pyrénées, cela concerne 109 542 emplois, dont 20 000 à Toulouse. C’est le deuxième secteur créateur d’emplois de l’agglomération, pour la plupart au sein d’associations.
De la santé aux mutuelles, en passant par le sport, la culture ou encore les loisirs, de nombreux domaines sont concernés.
En phase de reconversion, Olivier, a profité de l’occasion de ce premier forum toulousain pour comprendre un peu mieux ce nouveau sigle en vogue. « Avant j’avais l’impression d’une annonce, mais pas de quelque chose de concret », explique le jeune homme à la recherche d’un métier où il se sente « utile ». « C’est un peu compliqué, mais, finalement, à partir du moment où il y a des règles de solidarité, une déontologie dans une entreprise, on peut parler d’emploi responsable », résume-t-il.

Une « mentalité »

Ce sont justement ces principes qui attirent Isabelle, 44 ans. Elle était venue vérifier que ce type de travail correspondait à sa « mentalité », son « cadre de vie ». Cette mère de famille sans emploi a été conquise par les conférences qu’animaient différents professionnels du secteur tout au long de ces deux jours.
Elle regrette toutefois le manque de diversité parmi les recruteurs sur place. Sur la trentaine de stands sur place, les mutualistes sur-représentés étaient les plus offrants de postes. « Ca ne correspond pas du tout à mon profil » soupire-t-elle. Un constat partagé par de nombreux visiteurs, notamment les plus âgés qui cherchaient à valoriser leur expérience.
Olivier, lui, était prêt à changer totalement de domaine. Armé de CV, il s’est arrêté à de nombreux stands. Il en a distribué une demi-douzaine. Il a bon espoir que certaines propositions aboutissent. Dans l’enseignement notamment. Un domaine auquel il n’avait pas encore pensé, mais qui lui conviendrait, à la réflexion. Il repart, comme beaucoup d’autres, avec la conviction d’avoir « beaucoup appris » durant les quelques heures qu’il a passées dans le grand Hall 8 de l’lle du Ramier.
La fréquentation du salon a été légèrement inférieure à ce que les organisateurs prévoyaient. Coralie Miramail, chargée de communication de la CRESS, confie que l’initiative devrait donc être renouvelée l’année prochaine dans un lieu « plus accessible, plus visible aussi ».
Avec une croissance de 10% en 2008, le secteur est, encore cette année, en plein développement, et ce, malgré la crise. Une qualité qui devrait être appréciée par la mission parlementaire lancée par François Fillon, le Premier ministre, le 2 octobre dernier.

Plus d’info : Durant tout le mois, la CRESS organise d’autres événements répertoriés sur lemois-ess.org.


 
Commentaires (1)
biri Reine
1 Lundi, 18 Janvier 2010 19:18
Bonjour, j'ai lu l'article de Sophie Wahl avec beaucoup d'attention. Personnelement pigiste depuis quelques années j''aurais commencer par la fréquenntaion du plublic et ensuite mettre le nom des personnes c'est à dire ce qui se trouve au débutde l'article

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