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Toulouse subit la loi du champion

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Les Spacer’s de Toulouse ont été incapables de perturber le Paris Volley, mardi soir, lors de la 8e journée de Ligue A. Impitoyables, les quadruples champions de France en titre ont remporté tous les points importants pour décrocher la victoire (0-3). Au classement, les Toulousains rentrent dans le rang.

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Regards noirs et fin de match difficile pour les Toulousains. (Photo Johanna Sabys)
Le Paris Volley n’a pas été champion de France huit fois lors des dix dernières années pour rien. Puissants en attaque, solides au contre et efficaces au service, les joueurs de la capitale ne sont pas venus dans la « ville rose » pour y faire de la figuration. En face, l’équipe toulousaine, usée par ses déplacements à Ajaccio et Saint-Quentin, en a fait les frais.

Les Spacer’s, qui avaient pris la mauvaise habitude de mal commencer leurs matchs, parviennent cette fois à tenir tête au club parisien dans la première manche. Un énorme contre de Stanek permet même à Toulouse de prendre trois points d’avance (12-9). Trop irrégulière, la formation de Josef Smolka laisse cependant revenir Paris (17-18), qui serre le jeu et profite des grosses erreurs adverses en réception pour empocher le set (21-25).

Gromadowski, l’arme fatale

Toulouse sent que le match est en train de lui échapper. L’attaquant brésilien, Zago, claque un ace au début du deuxième acte (3-1) en signe d’espoir mais Paris ne s’affole pas. La présence au contre de Van der Veen et l’expérience de Novak permettent à la formation de Mauricio Paes de repasser devant (12-16), sous les yeux d’un Zago agacé par son manque de réussite. Lorsque Toulouse s’essaye à une remontée grâce à deux excellents services du capitaine Duhagon (15-16), Paris exploite son arme fatale, le pointu polonais Marcel Gromadowski, meilleur marqueur de la rencontre (17 points). Les visiteurs infligent un désastreux 8-1 aux Toulousains pour prendre le large au score (19-25).

Le jeu proposé par les Spacer’s est de meilleure facture dans la troisième manche. La réussite au contre du duo Stanek-Lafitte permet à Toulouse de faire la course en tête (6-3 puis 12-8). Pas de quoi inquiéter les Parisiens, qui attendent patiemment les fautes adverses. Des erreurs qui vont finir par arriver au milieu du set, permettant aux hommes de la capitale de repasser devant (15-16). En manque de confiance, les Toulousains ne se relèvent pas de l’ace chanceux de Gromadowski le terrible (21-22). Le capitaine emblématique de Paris, Novak (8 titres de champion, un record), donne le dernier assaut en attaque pour mettre fin au cauchemar toulousain (23-25).

Après la claque reçue à Saint-Quentin le week-end dernier (3-0), les Spacer’s ont une nouvelle fois été sévèrement battus et s’éloignent du haut du classement. La formation de Josef Smolka occupe la huitième place de Ligue A. Une réaction d’orgueil est attendue samedi prochain sur le parquet d’Avignon. Le club du Vaucluse, lanterne rouge, n’a pas encore inscrit le moindre point. Une victime idéale pour se relancer avant l’hiver.





duhagon_portraitVincent Duhagon : « On n’est pas à la rue »

Le match a été difficile, pourtant, on a l’impression que vous n’étiez pas loin…
Oui, c’est dommage parce qu’on arrive à bien jouer et c’est finalement dans les moments importants, décisifs, que ça ne va pas. Les Parisiens marquent au 3e set sur un ace un peu bizarre qui touche le filet. Ils ont un maximum de réussite et malheureusement, derrière, on est tout de suite crispé. C’est ça qui est dommage. On n’arrive pas à faire la différence à cause de ça. C’est frustrant parce qu’on est bien dans le jeu, on arrive à leur tenir tête. On n’est pas à la rue. Il faut arriver à mieux gérer les moments décisifs si on veut gagner contre une équipe comme Paris.

Ne penses-tu pas que le score est quand même un peu sévère ?
Oui, le score est sévère. Je pense que ça ne reflète pas trop la physionomie du match. Je pense qu’ils sont soulagés d’avoir gagné comme ça 3-0. On leur a posé des difficultés, notamment au troisième set. Malheureusement on craque dans les moments décisifs. Dans le 2e set, on fait jeu égal jusqu’à 20-20 et là on prend cinq points bêtement parce qu’on fait des fautes. On prend des blocs et on n’arrive pas à trouver de solution.

C’est la 2e défaite d’affilée. Pas d’affolement ?
Non, pas d’affolement. On a malheureusement encore une fois commencé en étant un peu timoré mais très rapidement on a produit du jeu. Ce n’est pas une honte de perdre 3-0 contre Paris. Mais c’est vrai qu’il faut faire attention maintenant. Il va falloir aller chercher un maximum de points à Avignon, si on ne veut pas se laisser distancer. Il faut essayer de rester le plus longtemps possible dans le groupe de tête si on veut arriver à faire quelque chose.

La blessure de Bergamo a-t-elle été un frein pour le collectif ?
C’est évident, surtout quand on fait le choix d’avoir un effectif resserré. On savait que son retour serait délicat, mais on est obligé de lui donner du temps de jeu pour qu’il reprenne. Il donne le maximum, il revient petit à petit. C’est même assez incroyable ce qu’il arrive à faire avec si peu d’entraînement. Il faut juste ne pas s’énerver, lui donner un peu de temps. On a besoin d’être tous au top si on veut être performant cette année contre des équipes comme Paris. Ce n’est pas encore le cas mais on y travaille.
 

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