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Dans les pas des Springboks

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Evénement ce soir au Stadium. Le XV de France affronte les champions du monde sud-africains ! Une sélection mythique que Toulouse accueille pour la première fois depuis 17 ans ! ActuToulouse.fr a suivi les Springboks depuis leur arrivée, mercredi.

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Victor Matfield, l'un des meilleurs joueurs de la planète, répond aux questions des journalistes sud-africains. (Photo: Jean-Sébastien Le Berre)
Mercredi 11 novembre, Maison du Rugby
16h30 : Une pluie s'abat sur le complexe sportif des Argoulets. C'est à la Maison du Rugby que doit se tenir la première conférence de presse des champions du monde sur le sol français. Un bar fait les yeux doux à tous les chasseurs d'info, qui préfèrent toutefois tuer le temps en bavardant avec les collègues. Le gros de la troupe Sud-Af ' est arrivé dans la matinée en provenance de Londres, où il a subi une surprenante défaite contre Leicester (22-17) la semaine passée. Un second groupe venu de Johannesbourg a rejoint ces 19 joueurs en début d'après-midi au stade Alain-Coulon, où tout ce beau monde a pu se dégourdir les jambes sous le crachin.

16h45 : Un cortège de grosses cylindrées débarque. En sort l'intégralité du staff des Springboks, le sélectionneur Peter de Villier en tête mais... un seul joueur ! Le capitaine John Smit, évidemment. Tous arborent des survêtements vert sombre, caractéristiques de la sélection. Sourires «Colgate» et franches poignées de main de mise. Une demi-douzaine de caméras est installée face au pupitre, pendant qu'une vingtaine de journalistes prend place dans les rangs. Plusieurs photographes commencent à faire crépiter leurs flashs.
Sont évoqués : la violence prétendue de leur jeu, leur arrivée tardive en France, leurs impressions sur leur niveau, sur celui du XV de France, ou encore le retour en France de Smit, passé par Clermont en 2007-2008. Des questions visiblement attendues, qui amènent des réponses mécaniques, presque récitées par coeur. Une interrogation sur le choix d'un joueur donne toutefois l'occasion à De Villiers de rabrouer un interlocuteur: «Vous avez l'air de connaître mon groupe mieux que moi ! Vous ne voulez pas devenir sélectionneur ?» Sourires narquois de la confrérie. Au bout de vingt minutes chrono : «Last question, please ?»

17h 10 : Réglée comme une montre suisse, la conférence s'achève. Les « Boks » se lèvent, s'engouffrent dans leurs véhicules, et repartent aussi vite qu'ils étaient arrivés. Un autre rendez-vous est donné aux journalistes, le lendemain midi en centre-ville.

Jeudi 12 novembre, 12h20, Crowne Plaza Hotel
On prend les mêmes et on recommence. Attablée sur une terrasse faisant face à l'entrée du 4 étoiles de la place du Capitole, une poignée de journalistes français attend un signe du personnel de l'hôtel.
12h30 : «C'est bon, on y va! » Un briscard de la presse locale lance l'assaut. La petite troupe se rue dans le hall luxueux, puis dans un des ascenseurs pour gagner le cinquième étage en compagnie d'un représentant de la délégation sud-africaine. Arrivés sur place, les journalistes français découvrent un salon déjà investi par les confrères anglophones. Plusieurs « stands » y sont disposés. Chacun doit attendre, faire la queue pour poser sa question, ou tendre son dictaphone entre les épaules de deux collègues dans une gentille cohue. C'est Disneyland.

Quatre joueurs décontractés -en shorts et en tongs- tournent sur ces stands pour débiter les réponses habituelles aux questions habituelles, les yeux dans le vague mais d'un ton très professionnel. Dans le brouhaha ambiant, les mêmes bribes reviennent immanquablement. Au bout de vingt minutes suffocantes dans cette pièce bondée, rebelote : top chrono. Merci d'être venus, la sortie, c'est par là. ActuToulouse.fr aura néanmoins l’honneur d’arracher un dernier mot au 2e ligne Bakkies Botha, visiblement heureux de « jouer dans une ville de connaisseurs du rugby et où il fait beau ».

Jeudi 12 novembre, 14h45, Stadium
«Désolé, on ne passe pas ! Les Sud-africains s’entraînent à huis clos. Seuls quatre journalistes de leur fédération sont autorisés à les suivre !» Implacable, le chef de la sécurité.
Et pour l'Equipe de France ce soir ?
« Ce sera encore pire!»
Bien. Ca promet. Il est vrai que les journalistes sont étrangement moins nombreux d'un coup. Pourtant, à bien y regarder, si l'entrée principale de la tribune d'honneur est effectivement barricadée et gardée par de nombreux vigiles au zèle éprouvé, une porte annexe s'offre, grande ouverte, à qui veut bien s'en approcher. Et débouche, stupeur, sur l'arène désertée, dans laquelle gambadent joyeusement des gazelles vertes. «Entraînement » est un bien grand mot. Quelques passes gentillettes, deux-trois coups de pieds entre les perches, une ou deux touches pour la forme : la séance ressemble plus à une reconnaissance de la pelouse. La véritable séance a eu lieu la veille sur les installations du Toulouse Université Club. Avec un peu de patience et d'attention, il y a quand même moyen de prendre quelques clichés, notamment de la star Bryan Habana, jusqu'alors invisible, qui gratifie la modeste assistance d'un mini-strip-tease.
En tout, les champions du monde ne restent guère plus de 45 minutes sur l'aire de jeu, et regagnent le parking sans même passer par la case vestiaire. Pas de car spécial pour transporter ces invités de prestige jusqu'à leur hôtel, mais un système de covoiturage qui a bien du mal à se mettre en place. Les « Sud-Af’ » attendent sagement en jonglant pieds nus avec des balles de tennis sur le parvis du Stadium.
15h40 : Le carrosse arrive enfin pour embarquer tout ce petit monde avant que les Bleus ne prennent à leur tour possession des lieux. Place à un XV de France nettement moins communicatif mais tout aussi perméable sur son entraînement supposé à huis clos…

Jean-Sébastien Le Berre & Romain Lepetit


Ils ont dit à Actutoulouse.fr...

vign_de_villiersPeter de Villiers, sélectionneur:
« Le match le plus dur de la saison »
« Ce sera un gros test match, peut-être le plus dur de la saison. Les Bleus sont très respectés dans le monde du rugby. Le french flair, le paquet d'avants le plus puissant de la planète... Toutes ces choses parlent aux Sud-Africains.»



smit_bis_vign
John Smit
, pilier et capitaine:
« Douze ans sans gagner en France »
« La saison a été très longue. Mais notre motivation est intacte. Cela fait douze ans que nous n’avons plus gagné en France. Nous voulons conserver notre mentalité de gagneurs jusqu’au bout, maintenir les standards de nos performances de cet été face aux Lions britanniques et inculquer cette expérience aux jeunes. »

botha_vignBakkies Botah, 2e ligne:
« Chabal, le gars avec les jolis cheveux »
« Un match, c’est de l'engagement. Ce mot me donne des frissons. J'adore ça, l'idée de retourner des rucks partout sur le terrain. »
Interrogé sur Sébastien Chabal qui incarne la puissance à la française, il sourit: « Je le connais, c'est le gars avec les jolis cheveux longs. C'est un bon joueur. Il va entrer en jeu en deuxième mi-temps, je suis impatient de le voir et peut-être qu'on se croisera dans un ruck ou deux. »
 

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Commentaires (1)
Bruno Cancemi
1 Vendredi, 13 Novembre 2009 17:18
beau travail les gars !

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Emmanuel Tricoire, un avocat born in Toulouse

C'est un garçon discret. Plus disert quand il défend la vie des autres que lorsqu’...
 

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