Théodora Nikolitsopoulou, chargée de l’organisation du festival, espère bien que « le public sera au rendez-vous ». Ambitieuse et optimiste, elle prévoit que les 6 000 spectateurs de l’année précédente feront vœu de fidélité et renoueront avec « le plaisir du court ». Un objectif qui a toutes ses chances d’être atteint, mais sera difficilement dépassé. Sur les 2 000 films envoyés, seuls 200 seront projetés dans les salles obscures de la région. Ce tri titanesque, réalisé par un Comité de bénévoles, permettra à un jury, mais aussi au public, de choisir les courts-métrages les plus méritants.Aller à l’essentiel, en peu de temps
Pas moins de 39 pays différents seront à l’honneur lors de cette 18ème édition. De jeunes réalisateurs s’offrent une première expérience derrière la caméra, et d’autres plus aguerris cherchent encore le producteur qui leur permettra de mieux se faire connaître. Le but d’un court-métrage selon Théodora : « Se faire un nom, pour pouvoir réaliser le rêve de tout réalisateur : un long-métrage. »
Ce passage obligé n’empêche pas des têtes d’affiche du grand écran de faire des apparitions surprenantes. Au détour d’un film, on y croisera Guillaume Canet (Ne le dis à personne, L’affaire Farewell) ou la réalisatrice Mona Achache (Le Hérisson). Des venues pas si étonnantes quand on sait à quel point le court-métrage est un format apprécié des cinéphiles. Aller à l’essentiel, en peu de temps, c’est un exercice de style difficile.
Cette fois-ci, les organisateurs ont pris soin de se calquer au plus près des goûts d’un public exigeant. Entre un programme pour les enfants, un autre pour les adolescents et une nouvelle compétition consacrée à l’animation, la jeunesse est loin d’être négligée. Les genres se multiplient avec également des journées dédiées à la science-fiction, aux films « décalés et déjantés », à la découverte du Monde, ou encore à la Chute du Mur de Berlin. Un programme riche en couleur qui a la particularité de proposer à la fois des films en format 35 mm, mais également de la simple vidéo. Méticuleusement réfléchis ou au contraire filmés sur le vif, les courts-métrages doivent avant tout, selon les organisateurs du festival, faire partager « le plaisir de la création ». Le public jugera par lui-même si le message a bien été transmis.
Programme : www.sequence-court.com
Contact : 05 61 62 92 46
Tarif : de 0 à 6 euros – pass à 20 euros





