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Toulouse a le blues de Johnny

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Trois dates pour dire au revoir à son public. Deux heures de show à la hauteur de la légende. Les 14, 16 et 17 novembre, Johnny Hallyday a marqué de son empreinte, pour la dernière fois, la scène du Zénith de Toulouse. Déjà, sa tournée d’adieu, le « Tour 66 », est repartie sur les routes.

 
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Les fans toulousains de Johnny Hallyday disent adieu à leur idole, le lundi 16 novembre au Zénith. (Photo Violaine Badie)
À la fois grandiose et intimiste, la dernière tournée de Johnny marque un retour aux sources. Finies les entrées spectaculaires sur scène, le charisme du chanteur suffit à électriser la foule. À Toulouse, sa prestance scénique et sa puissance vocale ont fait taire tous ceux qui le disaient fatigué. Accompagné d’une quinzaine de musiciens, pour la plupart américains, l’artiste s’est entouré des meilleurs pour redonner un souffle blues à ses plus grands succès.

Mais un concert de Johnny ne serait pas complet sans une machinerie scénique hors normes. Les effets pyrotechniques et visuels, loin de lui voler la vedette, renforcent la sobriété et l’intensité de sa prestation. Anciens tubes et nouvelles chansons se mêlent pour rendre hommage à ses cinquante ans de carrière et aux personnes qui ont croisé son chemin. À l’engagement humanitaire de sa femme d’abord, avec « Ça peut changer le monde », à Michel Berger ensuite, l’auteur de « Quelque chose de Tennessee ».

Autre hommage, et non des moindres, celui à son public. Par la magie d’une petite scène centrale, un Zénith de 9000 personnes est plongé dans l’ambiance d’un club de jazz. Quelques reprises du « King » Elvis et les Toulousains sont embarqués de l’autre côté de l’Atlantique. Après ces instants d’intimité, les lumières s’allument à la demande de la star. La salle est debout.

De retour sur la scène principale, l’énergie explosive de Johnny reprend ses droits. En véritable meneur de « band », il partage des moments de complicité avec chacun de ses musiciens, comme la révélation de la tournée, l’harmoniciste Greg Zlap. Le saxophoniste Ernie Fields, du haut de ses 75 ans, les guitaristes Robin Le Mesurier et Clint Walsh, ou encore la choriste Amy Keys, tous ont droit à leur moment de gloire.

Le public en oublierait presque que même les meilleurs moments ont une fin. Et pourtant, entre « Ma gueule » et « Ça ne finira jamais », près de deux heures se sont écoulées. Ce n’est qu’au moment du rappel que les fans réalisent qu’ils disent adieu à leur idole. Séparation teintée d’émotion sur une reprise de Gilbert Bécaud. Et maintenant ? Johnny va devoir apprendre à vivre sans son public. Et Toulouse sans Johnny.

 

Violaine Badie et Céline Lebreton.

 

 

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Commentaires (1)
1 Jeudi, 19 Novembre 2009 23:10
C'est la tournée d'adieu mais je ne vois que du positif dans votre article et c'est génial ; j'ai l'impression d'entendre résonner tous les tubes connus ; du beau spectacle que vous savez re-traduire ;bravo

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