Home Société Francazal : à l'assaut de la base

Francazal : à l'assaut de la base

Envoyer Imprimer PDF

458 lectures
Dans le cadre de la réforme des armées 2008 – suppression d’unités militaires dans toute la France - la base aérienne 101 de Francazal ferme ses portes. Derrière elle, l’armée laisse un site de 290 hectares.

bernard
Bernard Gineste, Président du Collectif Francazal créé à la fermeture de la base 101. (Photo Blandine Hugonnet)
Depuis le 1er septembre 2009, les terrains de Francazal sont sujets à controverse. Entre les élus des communes de Cugnaux et Portet-sur-Garonne, le Préfet et la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), les propositions de reconversion pour la base sont diverses.

Pour le maire de Cugnaux, Philippe Guérin, il est hors de question d’accueillir du fret. Bernard Gineste, Président du Collectif Francazal, s’oppose strictement « à tout projet aéroportuaire ». A l’opposé, la DGAC ferait pression sur la communauté urbaine pour conserver la piste pour l’aéronautique. Le colonel Le Meur, qui commande la base, milite aussi pour la conservation d’un aéroport. Ce qui a le don d'irriter Bernard Gineste : « Le colonel joue un rôle de lobby en entretenant une nostalgie pour la base ! » Et le Collectif n’est pas dupe. Reconvertir la base 101 à l’aviation civile « est insuffisant pour rentabiliser la piste : derrière il y a sûrement des charters low-cost, le fret et les écoles de pilotages qui s’installeront. » Pour le Collectif Francazal, le mieux serait « un projet d’habitats diversifiés, d’activités économiques non polluantes et des équipements collectifs. »

Une étude lancée par la communauté urbaine du Grand Toulouse est en cours sur l’option de reconversion du site en aménagement urbain. L’agence d’urbanisme Devillers chargée de cette étude rendra son verdict d’ici la fin de l’année. De son côté, la DGAC préfère rêver à un avenir aéronautique pour la base.

Hervé Morin, ministre de la Défense, présent sur la base le 4 novembre dernier assurait que dans tous les cas, « ce sont les élus qui décident ». Bernard Gineste n’est pas convaincu : « Il ne faut pas oublier que l’Etat veut le vendre ce terrain, c’est une désinformation de dire que c’est lui qui décide. » Même si le Collectif Francazal compte aujourd’hui 450 membres et organise des rassemblements contre la reconversion de Francazal en aéroport, son influence sur la décision reste limitée. Bernard Gineste souligne quand même : « Nos élus ne sont pas crédibles, alors on les surveille. On doit les marquer à la culotte ! »
Mais l’énigme Francazal reste totale pour les habitants de Cugnaux. « Ce site est un vrai verrou, on ne donne pas d’informations aux citoyens. » ajoute le Collectif. Au sein de la base, silence radio sur le sujet.

 

Ajouter votre commentaire

Votre nom:
Votre email:
Commentaire:
  Code de vérification. Lettres minuscules seulement et sans espace.
Code de vérification:

Portraits


 

Le dernier des antiquaires

Le métier d’antiquaire est aujourd’hui en voie de disparition à ...
 

Retrouvez-nous sur

Retrouvez-nous sur twitterRetrouvez-nous sur Facebook

Actualité Toulouse Société - Actualité Toulouse Politique - Actualité Toulouse Economie - Actualité Toulouse Sport - Actualité Toulouse Médias - Actualité Toulouse Culture - Actualité Toulouse Environnement - Actualité Toulouse Libres propos