Jean-Luc Moudenc, ancien maire UMP de Toulouse, est favorable à un débat sur l’identité nationale. Charles Marziani, vice-président PCF de la région Midi-Pyrénées, y voit une manœuvre politique. Pierre Cohen, l’actuel maire socialiste, n’a pas souhaité s’exprimer.

Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse de 2004 à 2008 :
« Dans un monde en pleine mutation, il est utile de se poser la question de l’identité nationale. Et quand bien même l’identité nationale serait un sujet sensible, ce n’est pas une raison pour l’abandonner aux partis d’extrême droite. À partir du moment où le débat est utile, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le bon moment pour en parler. Je ne pense pas que l’introduction de ce débat aura une influence sur les élections régionales. Car nous aurons l’occasion de débattre de bien d’autres sujets d’ici le mois de mars, en particulier du bilan des régions…
Concernant l’organisation même de ce débat, chaque préfet est chargé de définir lui-même les modalités. C’est plutôt positif ! Il n’y a pas une organisation établie à Paris avec des directives strictes à mettre en œuvre au niveau local. Au contraire, les préfectures disposent de libertés dans la mise en œuvre. L’intérêt de débattre en préfecture est évident : c’est un lieu pratique, ouvert au plus grand nombre et garant de la neutralité politique. Cela permet d’éviter qu’un élu ne se saisisse du sujet à des fins partisanes. En revanche, je trouve préjudiciable que le parti socialiste ne souhaite pas participer à ce grand débat national. C’est regrettable de ne pas connaître le point de vue de la première force politique d’opposition en France. Ou n’aurait-elle rien à dire ? »
Charles Marziani, vice-président PCF du Conseil régional de Midi-Pyrénées :« Je n’ai pas peur de ce débat. En revanche, la question est de savoir pourquoi Nicolas Sarkozy souhaite débattre aujourd’hui de l’identité nationale. Il s’agit avant tout d’un enjeu idéologique. En période de crise économique, la droite désire unifier son électorat. On assiste à une refondation idéologique de la droite à un moment où le capitalisme est lourdement critiqué. Le Président revient ainsi sur un vieux débat, celui de la conception de la nation, qu’il veut actualiser.
Bien sûr, la méthode est très critiquable. Le choix de la préfecture, symbole de la centralisation de l’État, comme lieu d’organisation est mauvais. De plus, le fait de parler exclusivement de la notion d’identité nationale empêche d’élargir le propos : la place de l’Homme dans la société, l’alternative au capitalisme, la laïcité, l’accueil de l’étranger… Malgré tout, nous, les forces progressistes, nous ne devons pas ignorer cette question. Nous ne sommes pas obligés de nous rendre en préfecture pour parler de ces thèmes. Le piège lancé par le président de la République est de nous enfermer dans une manœuvre électorale. Au contraire, il y a une contre-offensive à lancer. Organisons des débats, animons des réunions, mobilisons les médias, pour un projet alternatif à la droite et aux forces conservatrices. »





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La "nouvelle" identité Nationale est également gravé sur nos devises : "UEM" depuis peu... "union européenne monétaire"... symbole du capitalisme...
Cela n'échappe pas à beaucoup, la monnaie comme devise à la place des valeurs humaines fait hurler plus de gens que l'on ne se l'imagine... Cette réaction spontanée est saine. Elle est un refus de la politique actuelle qui nous enlève tout.