Aux créneaux stratégiques, on voit souvent des émissions aux formats similaires. Ne craignez vous pas une uniformisation du paysage radiophonique?Justement, ne croyez-vous pas que ce mélange des genres nivelle par le bas les débats ?
Je ne crois pas. Si on n’avait pas ce ton, cette palette d'invités et de chroniqueurs, on ne réunirait pas autant d'auditeurs. Cela permet peut-être également d'intéresser certains d’entre eux à des sujets jugés plus sérieux comme l'actualité ou la politique.
Cette cohabitation permanente dans les médias n'a-t-elle pas contribué à peopoliser la vie politique? Les médias et particulièrement certaines émissions qu'on peut qualifier de « magazine » ont contribué à ce phénomène. Après, je crois que les politiques n'ont pas eu besoin de nous pour suivre cette voie. Quand on évoque la peopolisation de la sphère politique, c'est toujours pour critiquer un phénomène indigne qui discréditerait la politique. Pourtant, dans le terme people, il y a la notion de peuple. C'est une façon de rapprocher, d'intéresser les gens au politique. Dans certaines limites, pourquoi pas.





