Après Lyon, Nantes et Marseille, l’équipe de la radio Europe 1 était à Toulouse les 26 et 27 novembre derniers. L’occasion de rencontrer Marc-Olivier Fogiel, qui présente la matinale de 6h30 à 9h30.
Impertinent. Arrogant. Les termes ne manquent pas lorsqu’on veut qualifier Marc-Olivier Fogiel, longtemps vu comme le « mauvais enfant » de la télévision. C’est pourtant un Marc-Olivier chaleureux et sympathique qui termine l’enregistrement de la matinale d’Europe 1, au cinéma Gaumont Wilson à Toulouse, ce vendredi 27 novembre.
Entre deux coups de fil et texto sur son Smartphone, il explique profiter de cette tournée d’Europe 1 dans les grandes villes de France pour « sortir du microcosme parisien et entendre les critiques ».
Des critiques qui ont déjà été véhémentes à son égard. En atteste un sondage réalisé par l’institut Ifop en 2007, qui le donnait comme l’animateur le moins apprécié des Français. Ce qui n’a pas l’air d’émouvoir « Marco », qui s’intéresse plus « à son travail qu’à ce qu’on pense de lui ». Il faut dire que c’est souvent cette image impertinente qui a fait sa notoriété. Il est l’animateur « qu’on aime bien détester ! », s’amuse t-il.
« Je ne fais pas un métier raisonnable »
Souriant et à l’aise, il n’en reste pas moins insaisissable. Quand on lui demande quel parti politique il soutient, il répond avec un sourire : « Je suis de tous bords. » Apprécie-t-il certains hommes politiques ? Delanoë, le maire PS de Paris. « Il défend bien les intérêts de sa ville. Et il n’a pas une ambition démesurée. » Ou Yves Jégo, ancien ministre UMP de l’Outre-mer, évincé du gouvernement Sarkozy en juin 2009. « Il a su gérer la crise aux Antilles sans en faire trop, seul dans son coin », explique-t-il.
Titulaire d’un deug de droit, celui que l’on a parfois surnommé « le pitbull » avoue avoir eu « l’inconscience de se former sur le tas. Ce qui n’est pas raisonnable, ajoute-t-il dans un sourire. Mais le journalisme n’est pas un métier raisonnable. »
Yves Mourousi, journaliste qui a présenté le journal de 20h de TF1 pendant 13 ans, de 1975 à 1988, lui a donné envie de faire ce métier. « J’aime avoir l’information avant qu’elle ne soit connue et devoir la vulgariser pour la rendre plus claire. »
Des regrets d’être passé de la télévision à la radio ? La réponse fuse : « Aucun ! Mon boulot me passionne et j’aime ce que je fais actuellement. »




