Le président de la Région se rendra à Copenhague dans quelques jours. (Photo Jean-Paul Cohade)
« Les collectivités locales et les régions ont un rôle essentiel à jouer dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre », insiste Martin Malvy qui se rendra prochainement à Copenhague pour défendre cette position. Pour le président PS, le sommet de l’ONU doit contraindre des pays comme la Chine ou les Etats-Unis à diminuer leurs émissions, et réaffirmer la place des collectivités dans la mise en œuvre de politiques ambitieuses.
En plus des objectifs définis par le plan Climat, Midi-Pyrénées joue pleinement la carte de la lutte contre le réchauffement climatique au niveau international. En effet, c’est à l’initiative de la région que se tiendront à Toulouse, à la mi-2010, les premières Assises décentralisées de Copenhague. « Ces assises se dérouleront sur le modèle de ce qui a été fait ici en 2002 et 2004 », précise M. Malvy.
Ces rencontres avaient débouché sur la signature d’une convention avec le ministre Jean-Louis Borloo pour l’application du Grenelle de l’environnement et le cofinancement par l’Etat de mesures en faveur du climat.
Travailler avec l’Europe
Pour 2010, le Conseil régional prévoit la création d’un Centre régional de ressources où se retrouveront tous les acteurs engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Des discussions sont également en cours avec la Commission européenne pour que la Région soit identifiée au niveau de l’Union comme « structure de soutien aux villes de Midi-Pyrénées » dans ce combat écologique.
« Depuis plusieurs années, la région agit pour le développement durable, insiste Martin Malvy. Nous avons dépassé le stade des promesses, avec le soutien à l’énergie solaire, les politiques encourageant les économies d’énergie ou encore le développement des trains express régionaux. »
C’est ce message que le président de Midi-Pyrénées tentera de faire passer au sommet de l’ONU, en espérant que la France joue pleinement son rôle dans les décisions qui seront prises à Copenhague. Il ajoute : « Il faut que l’Etat aille au-delà des discours pour passer à l’acte. »




