Le changement climatique est amorcé. Mais dans certaines régions du Sud, comme en Midi-Pyrénées, il est plus accentué. Le bilan est réalisé sur un siècle pour les températures, et cinquante ans pour les autres données. Il est impossible d'établir un bilan fiable au-delà : si les données existent, elles ne sont pas exploitables. Les conclusions sont validées par le GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur le climat).
+1°C en Midi Pyrénées
Entre 1900 et 2000, la température moyenne a augmenté d'1°C sur la région (+0,8°C sur le pays). On constate une hausse plus importante du côté des températures minimales : +1,3°C, contre +0,8°C dans les maximales.
Parmi les quatre saisons, c'est l'été qui subit le plus gros coup de chaleur. La hausse est d'1,6°C sur les minimales et d'1,2°C sur les maximales pendant cette période.
Entre 1951 et 2000, on compte cinq jours d'été en plus (température maxi à plus de 25°C) par décennie.
Pas plus de phénomènes exceptionnels
Sont concernés les tempêtes, les inondations, les sécheresses, les canicules… En règle générale, selon Laure Desmaizières, responsable en climatologie à Météo France Sud-Ouest, nous n'avons "pas assez de recul pour constater une augmentation de ces phénomènes et la qualifier de conséquence du réchauffement climatique".
Par exemple, nous pouvons constater une légère augmentation des précipitations en hiver et en automne. On remarque aussi un assèchement des sols sur la fin des hivers. Mais "en un siècle, nous avons connu trois périodes de sécheresse extrême. Il est impossible de dégager une tendance à la hausse de ce phénomène", analyse la climatologue.
Le nombre de tempêtes n'a pas augmenté en 50 ans. Dans ce cadre, d'autres critères sont à prendre en compte : le contexte géologique, l'urbanisation, l'activité humaine…
D'ici 2100, entre 2 et 3°C d'augmentation
Les scénarios sont plus ou moins pessimistes selon la variabilité des critères, par exemple concernant l'intervention des gouvernements.
D'ici 2050, on situe la hausse entre 1,7 et 2°C sur la région (par rapport à la période 1971-2000). L'écart entre les scénarios se creuse dans les 50 années qui suivent : le pire, le modèle Arpège climat, serait une augmentation des températures de 3°C. Des canicules comme celle de 2003 auraient lieu une année sur deux. Le nombre de journées avec une température supérieure à 35°C passerait de 2 à 10 ou 15.





