Le Toulousain Matthieu Monceaux a choisi de rejoindre Copenhague en vélo. (Photo Boris Marois)
À Toulouse, l’association Les Amis de la Terre a mis en place, en septembre dernier, le « Collectif Copenhague 31 » qui regroupe diverses associations de protection de l’environnement (Association Vélo, group loc Oxfam France-Agir ici…), des partis politiques (Europe-Ecologie Midi-Pyrénées, Les Verts, le Partit Occitan…) et bénéficie également du soutien du Collectif contre la Mondialisation Libérale (Attac, le DAL, Parti de Gauche…).
Alain Ciekanski, ancien président de l’association Les Amis de la Terre, engagé aux côtés d’Europe-Ecologie Midi-Pyrénées pour les Régionales, est à l’origine de ce mouvement. Il évoque la « culture du combat collectif » qui anime les différentes instances du Collectif, rassemblées autour de deux enjeux majeurs : l’écologie et la solidarité.
Le militant précise : « Depuis septembre, nous réfléchissons ensemble pour préparer une mobilisation avant le sommet de Copenhague et pour organiser des actions de sensibilisation aux enjeux du réchauffement climatique. Plus que des actions symboliques, nous avons choisi de mener une campagne d’interpellation auprès des responsables des collectivités territoriales. » 180 courriers ont ainsi été envoyés, début octobre, au Conseil régional de Midi-Pyrénées, aux Conseils généraux des huit départements, à la Communauté urbaine du Grand Toulouse, au SICOVAL ainsi qu’aux 118 communes qui entrent dans le périmètre de l’aire urbaine de Toulouse.
L’enjeu ? Obliger les décideurs politiques à rendre compte de leurs engagements afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de leur territoire. Vendredi, douze membres des Amis de la Terre prendront le train pour Copenhague afin de participer, le 12 décembre, à la Journée internationale d’action sur le climat. À Toulouse, ce même-jour, des actions locales liées aux négociations internationales pour le climat sont prévues (forum social, ateliers débats, projection...).
Dans les couloirs de l’association, Nicole Cremel, ancienne co-présidente d’Attac et adhérente à Europe-Ecologie, part, elle aussi, jeudi pour la capitale danoise. « L’écologie ne peut pas être séparée du social. Je veux me battre contre des politiques trop laxistes qui agissent au détriment du climat et des pays du Sud. »


