Terry Dronne a remporté le titre de champion du monde de boxe française samedi 5 décembre, à Tarbes. La récompense d’un compétiteur qui trace sa route avec passion.
Au Toulouse Multi-Boxe, Terry Dronne a trouvé une "structure familiale". (Photo Arthur Cesbron)
A 26 ans, ce Normand d’origine l’affirme haut et fort : « Être champion du monde, c’est aussi une revanche. » En 2004, un accident de voiture paralyse son bras gauche durant six mois. Sa carrière sportive est compromise et il doit quitter le centre d’éducation populaire et de sport de Toulouse qu’il avait rejoint en 2002. « Beaucoup de monde me voyait fini. J’en ai tiré ma motivation. Je voulais leur montrer que rien n’était perdu. Et je me suis rendu compte à quel point j’aimais boxer. » Son envie décuplée, il enchaîne les titres, jusqu’à devenir champion de France et intégrer l’équipe de France en 2009, après trois années de pratique au plus haut niveau. Et avant d’atteindre le titre mondial, samedi dernier.
4 heures d’entraînement par jour
La récompense est aussi celle d’un compétiteur né. Cet étudiant en école de commerce a besoin, chaque jour, de ses quatre heures d’entraînement au Toulouse Multi-Boxe. Un
Si le boxeur a atteint son objectif en devenant champion du monde, il se projette déjà à l'année prochaine. (Photo Arthur Cesbron)
Mais on ne décourage pas un passionné, même s’il avoue souffrir du régime alimentaire. « J’adore manger, donc c’est très difficile. Je dois aussi me priver en termes de sorties. » Le jeune boxeur est conscient des efforts à fournir pour devenir champion. « De toute façon, c’est ce que j’aime. » Entre études et pratique de la boxe, ses journées sont bien chargées. Et son temps libre limité. Alors il en profite au maximum. « Dès que j’ai un peu de temps, j’en profite pour m’évader. J’adore voyager. »
Terry Dronne se voit bien continuer encore une année ou deux. Sans pression, pour le plaisir. Avec, en tête, les championnats d’Europe en 2010. « Désormais, si j’arrête, c’est le cœur libre, sans aucun regret. Vu ce que j’ai gagné… » Des souvenirs, il en a plein la tête. Et une victoire sort du lot, bien au-delà du titre mondial. « C’était en mai dernier. J’ai remporté mon titre de champion de France à Coubertin. Pour moi, ce lieu est mythique. J’y allais avec mon père quand j’étais petit. J’y ai découvert et aimé la boxe française. Alors, y remporter un titre… » Ses yeux en pétillent encore.






Tu as prouvé à tous que "lorsque l'on veut vraiment quelque chose, et qu'on s'en donne les moyens, on est capable d'y arriver" c'est ton cas
Je t'embrasse et suis très fiére de te connaître .
Embrasse tes parents pour moi, ainsi que ton frére
Michelle