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Avec "Avatar", voyez la vie en bleu

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Avatar, le nouveau film de James Cameron, sort ce mercredi en salle. Projeté en 3D, le long-métrage propose un voyage hypnotique de 2 h 40 au coeur du monde féérique de Pandora.
avatar
Jake Sully (Sam Worthington) devant son "avatar", le Na'vi dont il sera la conscience. (© 20th Century Fox)
Quand James Cameron a fomenté Avatar, seule la technologie l'empêchait de réaliser son rêve. Créer de toute pièce Pandora, monde fantasme, était à l'époque une vraie gageure. Mais les temps ont changé et le réalisateur de Titanic fait désormais exploser à l'écran les merveilles qu'offrent les images numériques.

L'histoire qui dessert le déluge d'effets spéciaux est pourtant assez classique. Voir des personnages changer de camp au nom d'une cause plus importante à leurs yeux que celle qu'ils défendaient au début de leur quête n'est pas une surprise. Cameron en fait pourtant toute la première moitié du film, s'attardant sur le "retour à la vie" de Jake Sully, ancien marine ayant perdu l'usage de ses jambes. Le décès de son frère lui permet d'intégrer, en 2154, le programme "Avatar", où les hommes transfèrent leur conscience dans un Na'vi, les autochtones de Pandora. Le but ? Faire ami-ami avec les grands extraterrrestres bleus pour les chasser de leur terre, fertile en minerai rare et cher.

Matrix 2.0

Dans cette matrice d'un genre nouveau (Jake Sully est branché à une machine pour interagir avec son environnement mais est un sauveur providentiel, pas l'élu d'une prophétie), on s'amuse à contempler l'image. A l'instar du voyage entamé par le héros, on s'attarde sur une fleur, un animal qui vole à l'écran. Les quelques ralentis parsemant la première course-poursuite donnent au spectateur un sentiment d'appropriation très fort à l'égard de Pandora. L'acclimatation à la planète pas encore faite, on est déjà convaincu de ne pas toucher à cet Eden où la nature est maître. Le combat à l'égard des machines n'en sera que plus intense, arc et flèches n'ayant jamais eu grande chance face aux fusils d'assauts.

Plaçant très vite son discours du côté de la science et de l'écologisme, Cameron donne néanmoins à son Avatar un côté mystique où une force inconnue peut rétablir à elle seule l'équilibre entre l'avidité de l'homme et besoins de la nature. Certains y verront une facilité scénaristique, les autres la dualité éternelle en science-fiction, foi contre rationalité.

In The Na'vi

Le reste, c'est un déluge d'action saupoudrée d'une claque graphique. L'utilisation de la 3D est juste parfaite et tranche avec les dernières déclinaisons du genre. Ici, le détail n'est pas gadget et Avatar use avec parcimonie et réussite du subterfuge technique. La modélisation des Na'vi est irréprochable, les jeux de couleurs sublimes. Onirique et initiatique, le film trouve son inspiration dans les jeux de rôle, où de gentillet sous-fifre, le personnage principal finit par mener le monde dans la guerre ultime contre le mal. Officieusement production la plus chère de l'histoire du cinéma, la dernière création de Cameron renvoit aux meilleurs des Final Fantasy ou des autres univers enchanteurs de science-fiction. Ceux où, une fois l'aventure finie, la seule question qui prime est: "Quand est-ce que j'y retourne?"

avatar2AVATAR

de
James Cameron

Avec

Sam Worthington (Jake Sully)
Zoe Saldana (Neytiri)
Sigourney Weaver (Grace Augustine)
Stephen Lang (Colonel Miles Quaritch)
Michelle Rodriguez (Trudy Chacon)

2h41

 

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