Vincent, fan de Beatbox. (Photo Victor Matet)
Depuis plusieurs années, il chante en duo dans les 2 Shés. Les deux compères ont même remporté le Prix Nougaro en 2008. Le Beatbox, lui, est venu plus tardivement. « J'ai toujours aimé faire des sons avec ma bouche. Je me suis mis au Beatbox il y a huit ans. Un après-midi, on s'amusait avec un ami à imiter le son de la basse et de la batterie. Le lendemain, en me réveillant, je me suis rendu compte que je pouvais faire les deux tout seul. C'est parti comme ça. »
En quatre participations aux championnats de France, dont les derniers à Toulouse en octobre, il n’a jamais franchi le premier tour. Pas de quoi l’inquiéter. « Mon truc, c’est plutôt la rythmique. C’est comme ça que je m’éclate. Je ne dois pas être assez technique pour ce genre de compétition. »
Même s’il perçait dans le milieu du Beatbox, très peu arrivent à en vivre en France. Il n’y a pas de superstar comme Rhazel aux Etats-Unis. Un des noms les plus connus dans l’hexagone reste Ezra, depuis qu’il a figuré sur un album de la chanteuse Camille. Pour gagner sa vie, Vincent a donc dû rapidement opérer d’autres choix. « Mes parents m’ont dit très tôt que la musique, ce n’était pas un métier mais une passion. », précise-t-il.
À la même époque, au collège, il est fasciné par une paire de chaussure : des baskets américaines parfaitement élancées et colorées. C’est décidé, il veut apprendre à fabriquer des chaussures. École et apprentissage à Cholet, Bordeaux, en Espagne, avant de débarquer à Toulouse.
Mais pas facile pour lui de trouver une entreprise. Alors en attendant, il enchaîne les petits boulots à mi-temps. Ce qui lui laisse tout le loisir de perfectionner son Beatbox. Et de le montrer. Le 17 janvier, il sera sur les planches de la Cave poésie pour accompagner un slameur. Et là seule la rythmique devrait compter.






Vincent Gadait, un nom qui marquera à jamais l'histoire de la musique !!
Vincent, on t'aime!