Ils seront jugés pour meurtre aggravé sur la personne du "citoyen français Brice Taton, pleinement conscients de leur acte et de sa nature criminelle, commis de manière sauvage". Ils disposent de huit jours pour interjetter appel de l'acte et risquent des peines allant entre trente et quarante années de réclusion. Une quinzième personne soupçonnée d'avoir "aidée" au déroulement des faits comparaitra quant à elle libre selon l'agence de presse Serbe Beta.La justice est cependant toujours à la recherche de deux des quatorze accusés, en cavale depuis le déroulement des faits. Le parquet a proposé qu'ils soient jugés par défaut, s'ils n'ont pas été retrouvés d'ici le procès.
Une agression sauvage
Décédé à Belgrade le 29 septembre dernier des suites de graves blessures au thorax et à la tête, le supporter toulousain de 28 ans avait été sauvagement agressé douze jours plus tôt par une bande de hooligans dans un bar de la capitale Serbe, en marge de la rencontre d'Europa League opposant le TFC au Partizan. Ce drame avait alors suscité une très vive émotion dans le monde du football qui s'était par ailleurs largement mobilisé. Le club dirigé par Olivier Sadran avait par exemple reversé à la famille Taton tous les fonds récoltés lors de la rencontre disputée au Stadium entre les Violets et le FC Lorient, à l'occasion de la huitième journée du championnat de Ligue 1.
Le quotidien serbe Blic a annoncé le 19 janvier dans ses colonnes que le procès pourrait s'ouvrir fin février ou début mars. Le Toulouse Football Club avait dès le mois d'octobre été autorisé par les autorités judiciaires serbes à s'y porter partie civile, conjointement à la famille du jeune homme.




