Toutefois, chaque année, nombreux sont ceux qui oublient de signaler une ancienne transfusion, une griffure de chat bénigne ou un passage chez le dentiste. Autant de critères qui peuvent pourtant aboutir au refus du don, par mesure de précaution.
Des « oublis » parfois volontaires
Vous êtes venu en couple pour vous donner du courage? C'est bien. Vous entretenez une relation secrète avec votre secrétaire? C'est mal. Vous ne mettez pas de capote? C'est pire.
Relation sexuelle non protégée, usage de drogues... Des donneurs peuvent omettre de préciser certains aspects de leur vie privée de peur d'avoir à se justifier. D'autres sont malades sans le savoir, car ils ne présentent pas encore de symptômes.
Un certain nombre de mesures vient au secours des cachottiers ou des étourdis. L'Établissement Français du Sang (EFS) indique que les échantillons de sang sont toujours analysés « afin de vérifier qu'il n'y a aucun risque ». Si les résultats présentent une anomalie, « la poche de sang (...) est bien évidemment écartée et le donneur averti. »
Le processus de tri se fait à l'aide de l'informatique. Un code-barre placé sur les échantillons permet la traçabilité des poches et de retrouver le donneur en cas de problème. Rien n'empêche d'ailleurs celui-ci de contacter lui-même l'EFS : un numéro joignable 24 heures sur 24 permet de se rétracter rapidement et simplement.
Le destin du sang
Que deviennent les échantillons de sang rejetés ? « La poche est bloquée et part à l'incinérateur », répond le docteur Mohamed El Rakaawi, responsable régional des prélèvements de l'EFS. Mais « si elle contient une maladie qui n'est pas transmissible, elle va à la recherche », à condition que le donneur ait donné son accord.
Le sang impropre à la transfusion peut aussi servir à étalonner les machines de l'EFS, ou former les techniciens de laboratoire. L'Établissement a ainsi passé des accords avec des lycées professionnels formant de futures blouses blanches. Histoire d'assurer la relève pour les prochaines collectes.




