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Un cercle pour la conscience

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Cet après-midi un cercle silencieux prendra place devant le Capitole, à partir de 18h30. Comme tous les derniers mardis de chaque mois depuis deux ans, les frères franciscains de Toulouse invitent les gens à réfléchir en silence aux conditions de rétention des sans-papiers.

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Place du Capitol, pendant une heure se forme le cercle du silence pour dénoncer le traitement réservé aux sans-papiers. (Photo DR)
Malgré le mauvais temps le dernier « cercle du silence », organisé le mardi 26 janvier, a réuni plus d’une centaine de personnes. « Que les gens soient cent pour cent athées ou croyants, ça n’a pas d’importance. On leur demande simplement de prendre le temps d’une heure de se retrouver avec leur conscience. Le temps de savoir s’ils trouvent normal l’existence des centres de rétention », explique le frère Alain Richard, un des trois fondateurs des cercles et le seul à souhaiter s’exprimer (Ndlr : les deux autres préférant garder l’anonymat). Depuis, environ 160 cercles ont vu le jour un peu partout en France. Dans des grandes villes comme dans des villages. Tous entendent lutter pour la même cause : le respect des personnes sans-papiers. Une manière de manifester non violente qui résume parfaitement l’esprit pacifiste de ce moine adepte de la discipline de Gandhi. « Nous n’avons pas de slogan, nous appelons juste les Français à penser par eux-mêmes sans se précipiter dans les idées faciles », résume-t-il.

Le premier « cercle du silence » a été organisé à Toulouse il y a deux ans, en janvier 2008. A l’origine de ces rendez-vous mensuels, la communauté des franciscains sensible au traitement réservé aux sans-papiers depuis la création en avril 2006 d’un centre de rétention, situé au bout des pistes de l’aéroport de Blagnac. « Les locaux sont modernes et salubres mais cela reste une prison », explique le frère Alain. Inquiet du respect de la dignité des personnes interpellées, il fait remarquer que des familles sont séparées. Des enfants sont arrêtés et amenés au centre dès leur sortie de l’école. Il souhaite attirer l’attention des Toulousains sur le sujet. « Certaines personnes sont venues me demander pendant un cercle dans quel pays ça se passait », s’exclame-t-il, « elles ne savent même pas que ça a lieu à moins d’une dizaine de kilomètres de Toulouse ». S’il fait beau, le prochain cercle pourrait réunir entre deux cents et trois cents personnes selon les espérances des organisateurs. Pendant une heure, de 18h30 à 19h30, les manifestants se donneront la main en rond, place du Capitole. Ils intégreront leur conscience en silence. Une courte pause qui vaut peut être mieux qu’un long défilé.
 
Commentaires (1)
Wilfried M.
1 Mardi, 23 Février 2010 22:02
"Notre époque sera marquée par le romantisme des apatrides. Déjà se forme l'image d'un univers où plus personne n'aura droit de cité.
Dans tout citoyen d'aujourd'hui gît un métèque futur." (Cioran)

Merci pour l'info
Joli Billet

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