Brigitte Barèges présente son projet pour la région. (Photo D.R.)
« Mettez le foulard de Brigitte ! » lance un homme. « En communication, vous êtes mauvais! » rajoute-t-il. En effet, parmi les colistiers assis en rang d'oignon derrière la maire de Montauban, certains portent une écharpe aux couleurs de leur candidate. Symbole d'unité, après les remous provoqués par la nomination d'un ex-radical de gauche en la tête de liste Tarn-et-Garonne.
Souriante, vêtue d'un tailleur à dessin de papillon, la maire de Montauban a détaillé un projet censé faire prendre à la région son envol. La candidate a ainsi abordé la question de l'emploi, prévoyant « un plan d'urgence » pour les PME, ainsi qu'un « développement de la formation » et de « l'apprentissage ».
Vallée verte et boulets rouges
Outre le développement économique, Brigitte Barèges s'inquiète du développement durable. Et ne veut pas rater « le rendez-vous des énergies renouvelables ». Son projet : un campus dédié à cette filière. « Je veux faire de Midi-Pyrénées une green valley », annonce-t-elle, à l'image de la silicon valley, Mecque américaine de l'électronique.
Abordant la gestion de l'eau, la candidate en profite pour critiquer le bilan « négatif » de la gauche. Et de se référer à la version papier de son programme, où un onglet rouge pointe à chaque page les « erreurs » de la présidence actuelle : « Investissements mal maîtrisés », « aides mal ciblées »...
Une stratégie de la critique qui ne devrait pas inquiéter Martin Malvy. Le président de la région est pour l'heure donné gagnant dans les sondages. Même si Brigitte Barèges affirme que le « principal adversaire, c'est l'abstention ». Après l'euphorie des bars du Capitole, l'UMP espère ne pas se réveiller avec la gueule de bois.





