L’Armagnac a été mentionné pour la première fois par Maître Vital Dufour, prieur d’Eauze, qui loua ses vertus thérapeutiques. (photo L.A.)
Couleur ambrée et robe parfumée
Qu’il soit du Ténarèze – entre la Garonne et l’Adour – du haut ou du bas Armagnac, cette spécialité régionale est surtout l’apanage des Français. Sur les 6,6 millions de bouteilles commercialisées, 60 % restent dans l’Hexagone. Particulièrement prisées en Midi-Pyrénées et en Ile-de-France, elles se vendent en majorité dans les grandes surfaces (40 %) et chez les cavistes (30 %). Avec sa couleur ambrée et sa robe parfumée, cet alcool fort est dégusté par les puristes dans un verre « tulipe » en digestif.
Sébastien Lacroix, directeur du Bureau national interprofessionnel de l’Armagnac (BNIA), signale que « les années 2007-2008 ont été excellentes ». Mais c’est avec une certaine appréhension que le BNIA attend les chiffres de 2009 : « L’Armagnac risque d’être touché à retardement par la crise. » Après 700 ans, la souffrance des porte-monnaie aura-t-elle raison du plaisir des palais ?




