La centaine de manifestants a fait un crochet par la permanence du président de région Martin Malvy (photo AG)
Labastide St Pierre, Montbatier, Pompignan, Grisolles... Les noms de leurs villages à bout de bras, les opposants au tracé proposé par Réseau Ferré de France (RFF) crient leur colère: « Evitez nos maisons, ne détruisez pas nos villages! » Dans le seul village de Pompignan, 146 maisons seraient détruites. Les vignobles AOC du Frontonnais seraient aussi pénalisés. « Ce tracé va tuer nos villages. », s'indigne Véronique Duflot, porte-parole du collectif.
Un appel du pied à la nouvelle assemblée régionale
Dans la rue Bayard ou assis dans la cour du Capitole, ils ne manquent pas de lancer un appel à Martin Malvy et Brigitte Barèges devant leurs permanences.
«Tous les élus ont signé pour l'étude d'un nouveau tracé quinze jours avant les élections. » Le collectif est favorable à un quatrième tracé, qui passerait aux abords de l'autoroute Toulouse-Montauban, de St Jory sud à Castel-Sarrasin. Pour l'instant, campagne oblige, le projet est au point mort.
«On ne nous écoute pas pour autant. On nous roule dans la farine! », poursuit Véronique Duflot. « Nous allons laisser passer quelques jours après les élections. S'il ne se passe rien, nous durcirons le ton. » La plupart des maires des communes concernées par le tracé soutiennent les opposants. Le maire de Pompignan, Alain Belloc en fait partie. Il était présent samedi.
Le socialiste Martin Malvy entame un troisième mandat à la tête de la région. Reste à savoir si les nouveaux élus Europe Ecologie vont accélérer la concertation. Gérard Onesta s'y est engagé.





