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La campagne des opposants à la LGV

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Alors que la campagne du second tour battait son plein, les opposants à la LGV (ligne grande vitesse) étaient venus de 17 villages, principalement du Tarn-et-Garonne. Devant la gare samedi, ils demandaient un autre tracé, qui préserve leurs campagnes.

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La centaine de manifestants a fait un crochet par la permanence du président de région Martin Malvy (photo AG)
La veille du second tour des régionales, une autre campagne se trame ce samedi matin. Avec trois klaxons, deux mégaphones et un TGV gonflable. Ils sont une centaine, du collectif « Union pour la sauvegarde des villages » à manifester dans la ville. Créé le 11 janvier, le collectif qui réunit 15 associations et 17 villages lutte contre le tracé de la LGV Toulouse-Bordeaux. L'action choc, le blocage des voies n'a pas lieu. Une dizaine de CRS filtre les entrées. Mais deux heures durant, le collectif fait du bruit dans les rues.

Labastide St Pierre, Montbatier, Pompignan, Grisolles... Les noms de leurs villages à bout de bras, les opposants au tracé proposé par Réseau Ferré de France (RFF) crient leur colère: « Evitez nos maisons, ne détruisez pas nos villages! » Dans le seul village de Pompignan, 146 maisons seraient détruites. Les vignobles AOC du Frontonnais seraient aussi pénalisés. « Ce tracé va tuer nos villages. », s'indigne Véronique Duflot, porte-parole du collectif.

Un appel du pied à la nouvelle assemblée régionale
Dans la rue Bayard ou assis dans la cour du Capitole, ils ne manquent pas de lancer un appel à Martin Malvy et Brigitte Barèges devant leurs permanences.
«Tous les élus ont signé pour l'étude d'un nouveau tracé quinze jours avant les élections. » Le collectif est favorable à un quatrième tracé, qui passerait aux abords de l'autoroute Toulouse-Montauban, de St Jory sud à Castel-Sarrasin. Pour l'instant, campagne oblige, le projet est au point mort.
«On ne nous écoute pas pour autant. On nous roule dans la farine! », poursuit Véronique Duflot. « Nous allons laisser passer quelques jours après les élections. S'il ne se passe rien, nous durcirons le ton. » La plupart des maires des communes concernées par le tracé soutiennent les opposants. Le maire de Pompignan, Alain Belloc en fait partie. Il était présent samedi.

Le socialiste Martin Malvy entame un troisième mandat à la tête de la région. Reste à savoir si les nouveaux élus Europe Ecologie vont accélérer la concertation. Gérard Onesta s'y est engagé.
 

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