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Faible mobilisation pour le «No Sarkozy Day» de Toulouse

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Organisé ce samedi 27 mars, le premier « No Sarkozy Day » a rassemblé 200 manifestants à Toulouse. Un échec. Les opposants au président Sarkozy ont dû affronter la pluie et partager les rues toulousaines avec d’autres manifestations.
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Prète à être brûlée, un couronne de bois défilait avec les manifestants du "No Sarkozy Day" (Photo Yann Foreix)
Lancé sur Facebook, le « No Sarkozy Day » reprend le « No Berlusconi Day » italien. Le concept : montrer son désaccord avec la politique et le comportement du chef de l’Etat. « C’est un mouvement apartidaire et asyndical mais éminemment politique » annonce Laurent Cougnoux, journaliste bloggeur et organisateur de la manifestation toulousaine. Il précise : « nous ne réclamons pas la démission du président [comme en Italie, ndlr] mais l’intervention de Nicolas Sarkozy dans les médias, la culture ou la justice doit être dénoncée. »

Le code –couleur, le violet, est respecté. « C’est une couleur qui n’est pas encore chargée de symbolique politique » avance Laurent Cougnoux. Les manifestants collent des autocollants sur le mobilier urbain, en distribuent aux passants et scandent des slogans bien rodés comme « Nicolas t’es foutu la racaille est dans la rue ! ». Mais l’objet de la manifestation est original : plus que la politique du gouvernement, cette manifestation s’adresse clairement à Nicolas Sarkozy en personne.

« Contre la personnalité et la politique de Nicolas Sarkozy »
« On n'a pas un président à la hauteur et la sagesse d’un homme d’Etat », avance Agnès, danseuse de 48 ans. Elle est venue en famille. Sa fille, Prune est étudiante en histoire. Elle assure manifester « contre la personnalité et la politique de Nicolas Sarkozy ». Agnès acquiesce : « Il y a un tel culte de la personnalité chez lui ! S’il y a une couronne en début de cortège, c’est parce qu’il se prend pour un roi, mais il a été élu, qu’il ne l’oubli pas ».

Une très faible mobilisation
« Il est difficile de passer du virtuel au concret » admettait l’organisateur, avant le départ du cortège. Cela s’est vérifié. Le groupe Facebook comptait 380 000 adhérents samedi après midi. Au niveau national, environ 100 000 personnes étaient attendues. Or les 10 000 n’ont pas été atteintes. A Toulouse, les manifestants étaient 200, tout au plus. S’il pleuvait énormément, le mauvais temps n’est pas le seul coupable.

« Il y a trop de luttes » avance Anita, 73 ans. « Rien qu’aujourd’hui, il y a avait cinq manifestations sur Toulouse. J’ai dû quitter celle organisée par le collectif des handicapés "Ni pauvres, ni soumis" pour rejoindre celle contre Sarko. On ne peut pas être partout ! ». Sous la pluie, les personnes en situation de handicap et les défenseurs de la cause palestinienne manifestaient également dans les rues toulousaines. Malgré l’échec du « No Sarkozy Day », un nouveau rassemblement national est annoncé pour le 8 mai prochain. A coup sûr, ce sera une nouvelle journée de mobilisations sociales.

Sur le même sujet, retrouvez le libre-propos :  Sur Facebook, je clic comme je pense de Marc Pédeau.
 

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