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Mangez-vous chinois ?

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Vous faites peut-être partie des rares à savoir qu'un nem n'est pas chinois, que le riz cantonais n'est pas leur pain quotidien et que la petite assiette qu'on vous donne au restaurant est réservée aux déchets (c'est le bol de riz qui vous sert d'assiette). Sinon, CQFD : vous fréquentez des traiteurs asiatiques plutôt que des restaurants chinois.

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En Chine, la fondue peut être mi-douce mi-pimentée (Photo: L.P.)
A Toulouse, deux restaurants sont des valeurs sûres pour mettre vos papilles à l'heure chinoise : le Wan Nien au 23, rue de la République et le Chongqing au 69, rue Pierre-Paul Riquet. Chez Wan Nien, la carte mêle plats traditionnels et plats chinois occidentalisés. Pour les différencier, évitez tous les « porc laqué » et autres « boeuf à l'ananas » bien connus chez les traiteurs. Misez sur les aubergines sautées, le tofu à la sauce piquante, ou encore le poulet à l'impérial (seul survivant à ces fameux traiteurs), le tout accompagné d'un bol de riz blanc. Ces plats sont des classiques très appréciés en Chine, à l'image du poulet-frites de nos brasseries.

Au Chongqing, la cuisine respecte les mots d'ordre du Sichuan : épices et piment. Cette cuisine du Sud-Ouest de la Chine est communément jugée la meilleure du pays malgré son amour pour le petit piment rouge. Rue Riquet, le chef vous épargnera les vrais dosages (sauf si vous y tenez), n'enlevant rien à la découverte des parfums et saveurs. On y goûte uniquement des plats traditionnels, comme l'omelette aux tomates, les délicieux raviolis vapeur à la sauce rouge, des haricots verts sautés, comme vous n'en avez jamais mangé... Parfois, les marmites fument sur les tables. Ce sont les convives qui cuisent eux-mêmes leurs aliments dans une grande « marmite parfumée » remplie d'huile bouillonnante et épicée, LA spécialité de Chongqing. Attention, réservation exigée pour ce plat.

Convivialité et gourmandise


Le restaurant à la chinoise renferme une atmosphère de gourmandise et de générosité. On y vient à plusieurs, on s'installe autour d'une table et on bavarde, plus fort que les voisins. Les plats arrivent les uns après les autres, aussi nombreux qu'il y a de convives. Partage et convivialité sont de mise. Les plats restent au centre de la table et chacun, avec ses baguettes, attrape des morceaux poulet impérial et les pose sur son bol de riz avant de l'enfourner avec un peu de celui-ci. On se réchauffe au piment, on boit du thé pour calmer, puis surtout, on goûte à tout. C'est la découverte de nouvelles saveurs, d'autres textures, un voyage des sens qui ravi bien plus que le palais.
 

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